lundi 30 juin 2008

Caminata de despedida

(Ca veut dire randonnée d’au revoir).
En fait, mes collègues ont décides de ne pas me laisser partir d’ici et pour que je ne puisse pas partir, ils ont essaye d’aller me perdre. Nous sommes donc partis avec sacs a dos, sacs de couchage, tente, cannes a pêche et nourriture pour une semaine dans la montagne. Participants : Edy, Juanito et nelson mes 3 collegues, guide : Fernando, un paysan d’une communaute ou on travaille qui connaît bien la zone, et en invite d’honneur : moi-même, lol.
Nous voila donc partis a 5 h du matin dans la montagne. Première étape : la montée jusqu’au paramo (paysage andin situe dans les zones froides d’altitude et occupes par des herbes coupante et une plante appelle frailejon). Première difficulté : la boue du chemin qui fait glisser, le poids du sac qui n’aide pas a avancer et fait perdre l’équilibre, le guide qui avance a 100 km/h, le manque d’oxygène et le froid en arrivant au paramo. Premiers émerveillement, les rayons de soleils levants dans les frailejones et dans le lacs du Salado qui se voit au loin.
Apres le passage du paramo, nous commençons a descendre dans un contexte de plus en plus humide et glissant (ce qui veut dire de plus en plus de chutes dans la boue de ma part !)
Apres qq heures de descente, nous arrivons a un fleuve. J’ai la brève espérance qu’il s’agit de notre destination finale (renforcée par les paroles du guides, on arrive presque). On commence a descendre le long du fleuve, mais le chemin passe sans cesse d’un cote a l’autre du fleuve, ce qui nous oblige a traverser sans cesse, et moi qui n’ait pas de bottes me retrouve très rapidement les pieds mouilles. Bientôt, nous arrivons a des cascades, or l’endroit ou nous voulons aller se situe en aval. Nous voila oblige de monter sur les cotes de la cascade dans la foret humide et envahissante. La randonnée se transforme en séance d’escalade avec grimpées de talus a pic et descente en rappel, et en accro branche avec traversée de troncs en hauteurs…Ainsi nous passons qq minutes, qq heures, qq jours (non, la j’exagère) montant et descendant les bords du fleuve, traversant et retraversant le fleuve. Je commence a me persuader que le guide n’a aucune idée de l’endroit ou nous sommes, de comment arriver a notre destination, que nous allons arriver a la nuit sans avoir nulle part ou dormir (ou le choix entre le fleuve ou les arbres), que nous allons continuer a tourner en rond pdt des jours jusqu'à mourir de froid, de faim d’épuisement…
Enfin quand je n’y crois plus nous arrivons… Il est 17h. Nous avons marche 12 h sans s’arrêter et sans manger plus que qq bonbons a midi!

Enfin soulagement, nous sommes arrives. En fait de la clairière a laquelle je m’attendais, il s’agit d’un espace de 15 m2 au bord du fleuve et au milieu des arbres. Tant pis ! Mais il nous reste la corvée de planter la tente, allumer le feu, et pêcher le dîner… enfin après avoir passe 1 h a monter la tente et 2 h allumer le feu, les truites attendront le lendemain, on se contentera d’aller pêcher la boite de thon dans le sac a dos pour le dîner ! Enfin nous pouvons manger et aller nous coucher au chaud dans les sacs de couchage (enfin plus ou moins, car avec toutes ces péripéties, ils ont un peu pris l’eau.)

Le lendemain, la journée commence a 6 h pour les pécheurs (dont je ne fais pas partie !). Donc, les pêcheurs vont pêcher, les feignants dorment un peu plus lgtps et préparent le petit déjeuner. Je me risque a aller pêcher 1 5 min mais n’attrapant rien et voyant Fernando sortir des l’eau un poisson toutes les 2 minutes, je me fatigue, et m’en retourne a une tache a ma hauteur ouvrir, vider, nettoyer et cuire les poissons, avec nelson, qui lui aussi s’est abstenu de pêcher. Des 3 qui ont pêche, seul notre guide a sortit des poissons, et plus de 20 !

Apres avoir déguste les poissons, ranges la tente, nous prenons le chemin du retour. Même chose, mais en mou long, car il s’avère qu’a l’aller notre guide s’était un peu perdu. Nous arrivons de nuit après 8 h de marche, car ralentis par une blessure que s’est fait a l’aller juanito au genoux et qui l’empêche d’avancer au rythme impose par le guide et nous contraint a l’attendre.

Le retour a parut plus, facile, sans l’angoisse d’être perdu, ce qui fait que j’ai marche sans rien sentir. Mais en arrivant, après 30 min assise dans la voiture pour arriver a la maison, je commence a sentir les douleurs dans tous les muscles du corps et aussi dans les main toutes coupes par les herbes du paramo, et jusqu’Au visage tout égratignée.

A présent je peux partir en paix, j’ai survécu a 2 jours loin de la civilisation, dans le paramo et la jungle équatorienne.

1 commentaire:

AM et D a dit…

Hou, tu nous as fait peur, on a vraiment cru qu'il voulait te perdre effectivement.....
Heureusement qu'à la derniere minute tu nous donnes des nouvelles...... mais il est temps que ton séjour se termine en espérant que tu nous rentres entière.....
Mais quelle belle aventure.... Et quelle expérience humaine.....
Tu vas nous renter plus "riche"
Pour la peche tu aurais pu mieux faire , ce n'était pas la première fois !!!!!
Gros bisous. (sois bien prudente)