Et oui, pas encore sortie de l’auberge avec cette histoire de visa ! Après avoir récupéré les 2 documents qui me manquaient la semaine passée : convention de stage que j’ai photocopiée, et attestation de résidence, pour laquelle j’ai passé près d’une heure (et dépensé 500F CFA) à la mairie en allant de bureau en bureau pour avoir telle signature, tel timbre et tel tampon (heureusement assistée du frère du maire sinon ça aurait probablement été 1 journée entière et 1000F !) J’ai donc confié ces papiers à qqn qui me les a déposés à Cotonou, mais vlà-ty-pas que c’etait pas une attestation de residence qu’il me fallait mais un certificat d’hébergement, et que l’attestation de résidence n’etait que la 1ère étape, papier dont j’avais besoin pour aller faire le certificat d’hébergement… Document que je vais essayer d’obtenir la semaine prochaine, Donc affaire à suivre.
Sinon ce we, visite chez le vieux Déguénon, un vieil instituteur aveugle de la commune où je fais mon stage, qui connaît tout plein d’histoires sur l’histoire de la région, du monde, sur lui-m^me. Il nous a raconté, entre autres, comment après s’être disputés lors de la construction de la tour de Babel, les hommes se sont séparés et ont quittés l’Egypte et se sont réfugiés dans la forêt sombre, où ils étaient protégés du soleil (ce sont les blancs) et d’autres sont partis vers le sud vers des zones chaudes et arides, et le soleil a noirci leur peau… Il aime aussi beaucoup raconter sa propre histoire, comme par exemple comment il a fait le séminaire mais on ne l’a pas laissé devenir prêtre à cause de certaines questions impertinentes qu’il posait aux prêtre français du séminaire, comme par exemple pourquoi devaient-ils étudier en français et ne pouvaient-il pas le faire en Fongbé (la langue laocale) puisque les anglais étudient bien les sciences en anglais et non en français, et les allemenands en allemand, etc…
Ou comment bien que fervent catholique, il est devenu polygame (car sa 1ère femme ne pouvait pas concevoir au début de leur mariage) et a finit par avoir 18 enfants (il a actuellement 21 petit enfants mais ce n’est que le début), ou comment il a fait sortir lui-m^me un de ses enfants du ventre de sa mère.
Bref, très intéressant de discuter avec le vieux m^me si une fois lancé on n’arrive plus à l’arrêter. Il a décidé que je devais devenir africaine et avoir 6 enfants !!!
On a aussi été visiter un village de pêcheurs, au bord du fleuve Ouémé, village dans lequel je me suis baladée pendant une heure avec 10 enfants agrippés à chaque main, qui manquaient de me faire tomber ou de m’arracher un doigt à chaque pas.
Sinon, coté stage, le travail avance doucement. Cette semaine, j’ai un peu plus axé mes entretiens sur le thème du foncier, sujet sur lequel Andréa, ma binome va axer son rapport. Dans le sud de ma zone, toutes les terres sont appropriées, utilisées, celui qui veut s’installer devra attendre que qqn se décide à vendre de la terre (ce qui n’arrive que si un grave problème survient dans la famille et nécessite de l’argent pour être résolu). La terre se vend autour de 100 000 F CFA / ha.
Dans le nord de la zone il existe de grandes superficies non utilisées. Pour s’y installer, il suffit d’aller demander aux 1ers arrivants du village (la 1ère personne à avoir découvert ces terres ou à s’y être installée, ou ses descendants). En général, le demandeur vient la voire avec une bouteille de soda, un paquet de cigarettes (qq cadeaux).
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2 commentaires:
Coucou
Bah ça alors, 6 enfants, ça rigole pas...
Pour devenir africaine c'est pas gagné car vu le temps qu'il te faut pour refaire ton visa, je pense que t'es pas prête à avoir d'autres papiers officiels !
Continue tes visites et raconte nous tout...
bisous
Coucou Amélie, ne voyant plus d'activité maillique de ta part je suis venue faire un petit par ici ! Je vois que tout va bien malgré tes ennuis de visa (bon courage !) : bonne continuation !
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