Merci à tous mes admirateurs qui ont apprécié ma bomba sur les photos (nom du costume tradi). J'ai complété la panoplie ce we en me faisant tresser les cheveux, j'ai pas encore de preuves à l'appui mais je mets des photos le we prochain promis juré!
Béninoiseries, c'est aussi le nom qu'on donne à tout un tas de petites manies des béninois. Aujourd'hui j'ai envie de parler d'un de ces travers: l'infidélité!!! Bon d'accord, l'infidélité n'est surement pas une spécificité béninoise, mais ici pour les hommes c'est quelque chose de communément partagé et accepté, de normal, pas de quoi s'en cacher.
Ce n'est bien sur pas la m^me chose pour les femmes. Qu'on voit un homme tourner un peu trop autour d'une femme mariée et on ira aussitot avertir son mari. Qu'elle se révèle infidèle et elle sera reniée, chassée... Normal, quoi!
Gros coup de gueule
Mais bon, le béninois se plaint de la femme béninoise: elle revendique l'égalité quand ca l'arrange, mais est toujours d'accord que quand un homme veut sortir avec une femme, il doit tout lui payer: l'inviter a diner, a sortir danser, lui payer des pagnes, des bijoux... bref ca coute tres cher d'avoir une copine ou une femme... l'homme doit attendre de gagner de l'argent pour avoir une femme d'ou son envie de se rattraper plus tard!
dimanche 28 juin 2009
lundi 22 juin 2009
Visa, suite et non fin, et autres péripéties de la semaine.
Et oui, pas encore sortie de l’auberge avec cette histoire de visa ! Après avoir récupéré les 2 documents qui me manquaient la semaine passée : convention de stage que j’ai photocopiée, et attestation de résidence, pour laquelle j’ai passé près d’une heure (et dépensé 500F CFA) à la mairie en allant de bureau en bureau pour avoir telle signature, tel timbre et tel tampon (heureusement assistée du frère du maire sinon ça aurait probablement été 1 journée entière et 1000F !) J’ai donc confié ces papiers à qqn qui me les a déposés à Cotonou, mais vlà-ty-pas que c’etait pas une attestation de residence qu’il me fallait mais un certificat d’hébergement, et que l’attestation de résidence n’etait que la 1ère étape, papier dont j’avais besoin pour aller faire le certificat d’hébergement… Document que je vais essayer d’obtenir la semaine prochaine, Donc affaire à suivre.
Sinon ce we, visite chez le vieux Déguénon, un vieil instituteur aveugle de la commune où je fais mon stage, qui connaît tout plein d’histoires sur l’histoire de la région, du monde, sur lui-m^me. Il nous a raconté, entre autres, comment après s’être disputés lors de la construction de la tour de Babel, les hommes se sont séparés et ont quittés l’Egypte et se sont réfugiés dans la forêt sombre, où ils étaient protégés du soleil (ce sont les blancs) et d’autres sont partis vers le sud vers des zones chaudes et arides, et le soleil a noirci leur peau… Il aime aussi beaucoup raconter sa propre histoire, comme par exemple comment il a fait le séminaire mais on ne l’a pas laissé devenir prêtre à cause de certaines questions impertinentes qu’il posait aux prêtre français du séminaire, comme par exemple pourquoi devaient-ils étudier en français et ne pouvaient-il pas le faire en Fongbé (la langue laocale) puisque les anglais étudient bien les sciences en anglais et non en français, et les allemenands en allemand, etc…
Ou comment bien que fervent catholique, il est devenu polygame (car sa 1ère femme ne pouvait pas concevoir au début de leur mariage) et a finit par avoir 18 enfants (il a actuellement 21 petit enfants mais ce n’est que le début), ou comment il a fait sortir lui-m^me un de ses enfants du ventre de sa mère.
Bref, très intéressant de discuter avec le vieux m^me si une fois lancé on n’arrive plus à l’arrêter. Il a décidé que je devais devenir africaine et avoir 6 enfants !!!
On a aussi été visiter un village de pêcheurs, au bord du fleuve Ouémé, village dans lequel je me suis baladée pendant une heure avec 10 enfants agrippés à chaque main, qui manquaient de me faire tomber ou de m’arracher un doigt à chaque pas.
Sinon, coté stage, le travail avance doucement. Cette semaine, j’ai un peu plus axé mes entretiens sur le thème du foncier, sujet sur lequel Andréa, ma binome va axer son rapport. Dans le sud de ma zone, toutes les terres sont appropriées, utilisées, celui qui veut s’installer devra attendre que qqn se décide à vendre de la terre (ce qui n’arrive que si un grave problème survient dans la famille et nécessite de l’argent pour être résolu). La terre se vend autour de 100 000 F CFA / ha.
Dans le nord de la zone il existe de grandes superficies non utilisées. Pour s’y installer, il suffit d’aller demander aux 1ers arrivants du village (la 1ère personne à avoir découvert ces terres ou à s’y être installée, ou ses descendants). En général, le demandeur vient la voire avec une bouteille de soda, un paquet de cigarettes (qq cadeaux).
Sinon ce we, visite chez le vieux Déguénon, un vieil instituteur aveugle de la commune où je fais mon stage, qui connaît tout plein d’histoires sur l’histoire de la région, du monde, sur lui-m^me. Il nous a raconté, entre autres, comment après s’être disputés lors de la construction de la tour de Babel, les hommes se sont séparés et ont quittés l’Egypte et se sont réfugiés dans la forêt sombre, où ils étaient protégés du soleil (ce sont les blancs) et d’autres sont partis vers le sud vers des zones chaudes et arides, et le soleil a noirci leur peau… Il aime aussi beaucoup raconter sa propre histoire, comme par exemple comment il a fait le séminaire mais on ne l’a pas laissé devenir prêtre à cause de certaines questions impertinentes qu’il posait aux prêtre français du séminaire, comme par exemple pourquoi devaient-ils étudier en français et ne pouvaient-il pas le faire en Fongbé (la langue laocale) puisque les anglais étudient bien les sciences en anglais et non en français, et les allemenands en allemand, etc…
Ou comment bien que fervent catholique, il est devenu polygame (car sa 1ère femme ne pouvait pas concevoir au début de leur mariage) et a finit par avoir 18 enfants (il a actuellement 21 petit enfants mais ce n’est que le début), ou comment il a fait sortir lui-m^me un de ses enfants du ventre de sa mère.
Bref, très intéressant de discuter avec le vieux m^me si une fois lancé on n’arrive plus à l’arrêter. Il a décidé que je devais devenir africaine et avoir 6 enfants !!!
On a aussi été visiter un village de pêcheurs, au bord du fleuve Ouémé, village dans lequel je me suis baladée pendant une heure avec 10 enfants agrippés à chaque main, qui manquaient de me faire tomber ou de m’arracher un doigt à chaque pas.
Sinon, coté stage, le travail avance doucement. Cette semaine, j’ai un peu plus axé mes entretiens sur le thème du foncier, sujet sur lequel Andréa, ma binome va axer son rapport. Dans le sud de ma zone, toutes les terres sont appropriées, utilisées, celui qui veut s’installer devra attendre que qqn se décide à vendre de la terre (ce qui n’arrive que si un grave problème survient dans la famille et nécessite de l’argent pour être résolu). La terre se vend autour de 100 000 F CFA / ha.
Dans le nord de la zone il existe de grandes superficies non utilisées. Pour s’y installer, il suffit d’aller demander aux 1ers arrivants du village (la 1ère personne à avoir découvert ces terres ou à s’y être installée, ou ses descendants). En général, le demandeur vient la voire avec une bouteille de soda, un paquet de cigarettes (qq cadeaux).
dimanche 14 juin 2009
Panne de moto, visa expirés, et autres petits tracs de la vie quotidienne…
Oui j’ai la malédiction des bureaux d’immigration ! Quoi que je fasse, ca se passe tjrs mal ! En Equateur, j’avais du payer une amende à cause d’un léger retard pour me faire enregistrer dans leur registres, ici j’ai droit à un aller-retour à Cotonou et une journée à pleurer dans leurs bureaux : mais pourquoi s’il faut une attestation d’hébergement et une attestation de stage personne ne me l’a-t-il dit quand je me suis renseignée pour savoir les documents nécessaires ? tout ça pour rien et avoir le droit de revenir la semaine prochaine ! Enfin pas totalemnt pour rien, j’ai profité d’etre a cotonou pour un retour à la civilisation : manger une glace, acheter le courrier international, voire la mer, sortir boire un verre dans un endroit un peu animé…Ca fait du bien !
J’en ai aussi profité pour faire une peu de tourisme : centre Shonghai, une sorte de ferme intégrée ou on produit tout depuis les cultures vivrière : maïs, riz, aux légumes et condiments, en passant par l’élevage de porcs, agoutil (espece de rat qui se mange), poulets de chair, poules pondeuses… et la pisciculture, sans oublier la production de biogaz avec les fientes des animaux pour avoir l’énergie pour faire marcher les machines qui servent à la transfo et cuisson de tous ces aliments. Qui seront ensuite consommés sur place et vendus ! Un model d’agriculture intégrée qui a été reproduit dans plusieurs pays voisins, et qui sert aussi de centre de formation pour des élèves qui resortent avec un diplôme d'entrepreneur agricole, après 2,5 ans de cours et stages. En bonus hotel, cybercafé et centre de formation bureautique et internet ! Bref visite asez intéressante !
2ème attrait du we : Ganvié ou la Venise de l’Afrique. Un ensemble de villages construit sur l’eau dans le lac situé entre Cotonou et Porto Novo. Toutes les maisons sont sur pilotis, les rues sont des canaux, on ne se déplace qu’en pirogue… vraiment dépaysant ! J’ai du trop marchander et me suis retrouvée à faire la visite en pagayant moi m^me pour faire avancer la pirogue, un peu fatigant, mais instructif, et comme on m’a dit 2 fois la semaine dernière que j’avais grossi, ca ne fait pas de mal de faire du sport ! En tout cas, la vision de toutes ces boutiques sur l’eau vendant de tout et rien (carte de reacharge pour portbale, pièce de rechange pour pirogues…) était assez cocasse. Très chouette aussi : le marché avec toutes les vendeuses avec des pirogues pleines de fruits et légumes, de maïs et autres graines, de bidons d’eau…
Sinon, 2 grosses pannes de moto la semaine dernière : une chambre à air qui éclate et un piston mort… je me suis retrouvée à pousser la moto dans une montée… elle est lourde, la moto! Heureusement on est venu à mon secours… et c’était justement qqn avec qui j’avais eut un petit accrochage dans le travail et avec qui j’ai du mal à m’entendre… l’ironie de la vie !!!
J’en ai aussi profité pour faire une peu de tourisme : centre Shonghai, une sorte de ferme intégrée ou on produit tout depuis les cultures vivrière : maïs, riz, aux légumes et condiments, en passant par l’élevage de porcs, agoutil (espece de rat qui se mange), poulets de chair, poules pondeuses… et la pisciculture, sans oublier la production de biogaz avec les fientes des animaux pour avoir l’énergie pour faire marcher les machines qui servent à la transfo et cuisson de tous ces aliments. Qui seront ensuite consommés sur place et vendus ! Un model d’agriculture intégrée qui a été reproduit dans plusieurs pays voisins, et qui sert aussi de centre de formation pour des élèves qui resortent avec un diplôme d'entrepreneur agricole, après 2,5 ans de cours et stages. En bonus hotel, cybercafé et centre de formation bureautique et internet ! Bref visite asez intéressante !
2ème attrait du we : Ganvié ou la Venise de l’Afrique. Un ensemble de villages construit sur l’eau dans le lac situé entre Cotonou et Porto Novo. Toutes les maisons sont sur pilotis, les rues sont des canaux, on ne se déplace qu’en pirogue… vraiment dépaysant ! J’ai du trop marchander et me suis retrouvée à faire la visite en pagayant moi m^me pour faire avancer la pirogue, un peu fatigant, mais instructif, et comme on m’a dit 2 fois la semaine dernière que j’avais grossi, ca ne fait pas de mal de faire du sport ! En tout cas, la vision de toutes ces boutiques sur l’eau vendant de tout et rien (carte de reacharge pour portbale, pièce de rechange pour pirogues…) était assez cocasse. Très chouette aussi : le marché avec toutes les vendeuses avec des pirogues pleines de fruits et légumes, de maïs et autres graines, de bidons d’eau…
Sinon, 2 grosses pannes de moto la semaine dernière : une chambre à air qui éclate et un piston mort… je me suis retrouvée à pousser la moto dans une montée… elle est lourde, la moto! Heureusement on est venu à mon secours… et c’était justement qqn avec qui j’avais eut un petit accrochage dans le travail et avec qui j’ai du mal à m’entendre… l’ironie de la vie !!!
dimanche 7 juin 2009
lundi 1 juin 2009
Culture et traditions béninoise
Ce week-end j’ai été consulter le fa. Le fa est le pretre vaudoun, qu’on peut aller voire pour lui poser des questions sur un sujet qui nous préocupe. La seule règle est qu’il doit s’agir d’une question à laquelles on peut répondre par oui ou par non. On doit prononcer la question, pas nécessairement à voix haute, puis le prêtre, à l’aide de graines et de colliers de coquillage qu’il lance sur le sol en murmurant des incantations, lit la réponse. (la réponse à ta question est oui ou est non) puis l’étoffe avec quelques commentaires (par exemple : tu devras être persévérant pour que tes projets aboutissent) ou un commentaire sur ta personnalité ou ta famille (vous etes 3 enfants et tu es la benjamine. Ou : tu as tendance à être négligente et cela te porte préjudice) Puis il illustre ses propos par un compte, dont la morale rejoins ou complête la réponse et les commentaires précédents. Les prêtres doivent étudier assez longtemps pour être capable de faire ses prédictions. Il existe 256 combinaisons possibles lors du lancer des graines et coquillages correspondant à 256 contes différends.
La semaine dernière, nous sommes allés avec nos co-stagiaires béninois à une veillée de prière réalisée par un prêtre exorciste dans un des villages ou nous travaillons! Il s’agissait d’un évènement très important pour les gens du coin mais aussi d’ailleurs : pour l’occasion, des gens du Burkina, du Nigeria, du Togo etc étaient présents. Cela se déroulait de 23 h à 4h. La première partie de soirée consistait en une messe normale (ou presque !). Il y avait alternance de moments de prières, en fon, assez longs et répétitifs, et de phases de chants, ou chacun se mettait debout et dansait en tapant dans ses mains (la danse permet de repousser les démons). La 2ème partie consistait à faire venir des sorciers et les délivrer de leur sorcellerie. Les soi-disant sorciers qui ont été amenés étaient un homme, 2 vieilles femmes, et 5 enfants, de moins de 12 ans (qui avaient l’air parfaietement normaux et inoffensifs.) Je n’ai pas très bien compris le procédé pour leur extraire la sorcellerie, mais tout ce que j’ai vu c’est que le pretre leur a posé des questions à chacun tour à tour (et parfois, l’assemblée riait à leurs réponses), puis il leur a fait manger une poudre, boire un liquide (je ne sais pas quoi), réciter des prières, chanter, puis il a serré chacun d’eux dans ses bras et déclaré à l’assemblée qu’ils étaient débarassés de leur sorcellerie, sur quoi les chants ont repris de plus belle. Je n’ai pas vraiment été convaincue par le processus mais c’était quand même intéressant d’y assister.
La semaine dernière, nous sommes allés avec nos co-stagiaires béninois à une veillée de prière réalisée par un prêtre exorciste dans un des villages ou nous travaillons! Il s’agissait d’un évènement très important pour les gens du coin mais aussi d’ailleurs : pour l’occasion, des gens du Burkina, du Nigeria, du Togo etc étaient présents. Cela se déroulait de 23 h à 4h. La première partie de soirée consistait en une messe normale (ou presque !). Il y avait alternance de moments de prières, en fon, assez longs et répétitifs, et de phases de chants, ou chacun se mettait debout et dansait en tapant dans ses mains (la danse permet de repousser les démons). La 2ème partie consistait à faire venir des sorciers et les délivrer de leur sorcellerie. Les soi-disant sorciers qui ont été amenés étaient un homme, 2 vieilles femmes, et 5 enfants, de moins de 12 ans (qui avaient l’air parfaietement normaux et inoffensifs.) Je n’ai pas très bien compris le procédé pour leur extraire la sorcellerie, mais tout ce que j’ai vu c’est que le pretre leur a posé des questions à chacun tour à tour (et parfois, l’assemblée riait à leurs réponses), puis il leur a fait manger une poudre, boire un liquide (je ne sais pas quoi), réciter des prières, chanter, puis il a serré chacun d’eux dans ses bras et déclaré à l’assemblée qu’ils étaient débarassés de leur sorcellerie, sur quoi les chants ont repris de plus belle. Je n’ai pas vraiment été convaincue par le processus mais c’était quand même intéressant d’y assister.
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