dimanche 24 mai 2009



SAFARI

Ce we, safari au parc national de la Pendjari. Comme c’était l’ascenssion on a profité du férié pour prendre un we de quatre jours, ce qui nous a permis d’aller dans le nord du pays. Après 6 heures de bus et 2 heures de taxi brousse (à 20 dans une voiture faite pour transporter 8 personnes… c’était assez folklorique : 4 à l’avant, 8 dans la rangée de siège du milieu, 4 à l’arrière, 2 dans le coffre, 2 accrochés à l’arrière de la voiture dehors !! Sans compter les multiples bagages de chacun : la mobylette en panne qu’on a monté sur le toit, les bassines de mangues achetées en chemin… etc

Arrivés à Tanguieta, il nous fallait retrouver Cécile et Ben et Juliette (amis de l’agro en stage au Burkina). En effet le parc étant situé à la frontière entre les 2 pays, on avait décidé de le visiter ensemble… On a faillit pas y arriver ! Pas facile de communiquer quand on est dans 2 pays différents, d’autant plus quand il s’agit de pays où les réseaux de téléphonies ne sont pas encore très performants. On s’est donc retrouvé à Tanguieta à l’heure convenue sans y trouver cecile et ben, et sans arriver à les joindre. On a finit par comprendre qu’ils nous attendaient dans un village à 45 minute de route d’où on était, on a donc cherché un taxi pour y aller. Après quelques difficultées on a fini par trouver mais l’orage est arrivé juste à temps pour nous empêcher d’y aller (c’était un taxi moto !) On s’est finalment tous retrouvés à Tanguieta. La ville se trouve au pied de la chaine de l’Atacora. Petite chaine de montagne où se trouve le point culminant du Bénin à quelques 600 m d’altitudes ! Rien de très impressionnant, soit, mais en comparaison avec la platitude générale du pays, ca rompt bien la monotonie du paysage. Le sud étant plus sec, la végétation aussi est assez différente, plus rase, moin abondante et luxuriante que dans le sud. L’habitat des gens aussi est différent : on trouve des cases rondes, assez pittoresques, que l’on ne trouve pas dans le sud.

Le lendemain matin, départ pour Batia et les cascades de Tanagou. La cascade en elle-même n’est pas très impressionnante pour qui à l’habitude des cascades des Alpes et des Pyrénnées, mais le cadre calme, vert, la fraicheur de l’eau, la possibilité de plonger du haut de la cascade et de se baigner… font de ce lieu un endroit assez paradisiaque.

On est ensuite entré dans le parc en début d’après-midi, après avoir recruté un guide pour nous accompagner (la visite du parc ne peut se faire qu’en 4/4 et accompagnés d’un guide, Cecile et Ben avaient loué un 4/4 avec chauffeur depuis Ouaga pour faire la route jusqu’au Bénin et la visite du parc). Le parc a été créé en 1961. Avant le territoire du parc était occupé par des populations, qui ont été expulsées des lieux en conséquence. Aujourd’hui il y a dans le parc 3 zones différentes : la zone d’occupation controlée, où les hommes peuvent cultiver les terres et emmener paitre les animaux, la zone cynégétique ou zone de chasse, où les chasseurs peuvent aller chasser les animaux. Il y a un quota d’animaux qui peuvent être tués tous les ans : 6 lions par exemple, et il faut payer une certaine somme selon l’animal tué (500 000 FCFA/ lion ) mais pour le cas du lion , les quotas ne sont pas atteint car l’animal est très dur à tuer. Puis vient la zone de réserve complète réservée à l’observation des animaux. On ne peut pas les chasser, et pour les observer on ne peut le faire que depuis la piste dans le 4/4 pour ne pas les déranger !

Bref, on a pu observer donc un certain nombre d’animaux : On a entraperçu des éléphants de loin le premier jour. Puis le 2ème jour tout un troupeau, à quelques mètres de nous, dont une mère avec son petit qui a essayé de nous intimider pour nous faire fuir !
On a aussi vu toutes sortes d’antilopes dont je ne me rappelle plus les noms : certaines tachetées de blancs, d’autres ressemblant à des biches, d’autre encore à mi-chemin entre l’antilope et le cheval… C’est le type d’animal le + représenté sur le parc, on en a tellement vu qu’à la fin on était blasé !
On a aussi vu des phacochères (Pumba dans le roi lion ! A voire comme ca se promener dans la savane la queue en l’air, se mettre a genoux pour brouter, etc, l’animal est aussi drole que le personnage de dessin animé !)
Des singes aussi, surtout des babouins, dont il parait qu’ils peuvent être très agressifs s’ils sont en groupe et se sentent menacés. (même le lion les craint et les laissent tranquille quand ils sont en groupe). Mais aussi quelques autres types de singes.
Enfin des oiseaux : marabouts, rolliers, martins pêcheurs et chasseurs, de toutes les couleurs : bleus, rouges etc…
Et, au niveau des points d’eau, des hipopotames, et des crocodiles, dont on en voyait bien souvent que les oreilles dépasser ! Mais les mares étaient aussi l’endroit idéal pour observer tous les autres animaux qui s’en approchent pour s’abbreuver.
Malheuresement on a pas vu de lion, mais bon, il y en a que 150 sur toutes la superficie du parc, donc pas si évident de tomber dessus, ce sera pour la procahine fois !

Sinon, ce we a été l’occasion de faire la touriste : dormir dans des hotels où ils servent pain frais et café au petit déj, manger des spaguettis, de la viande, du couscous, goutter la brakina (bière burkinabèse !) etc !!

dimanche 10 mai 2009

Séance Photo

Choc culturel.

Ca y est nos 4 collocataires et co stagaires béninois sont arrivés ! Pour faire le tour des présentations, il y a Andréa, qui va travailler avec moi sur le diagnostic agraire. Elle a 25 ans, est en licence d’agronomie, a un petit bébé, sait très bien cuisiner toutes les spécialités du Bénin, et a tendance à jouer le role de maman dans notre collocation. Il y a Noël, qui travaille avec Stéphane sur la sélection variétale du jatropha, 22 ans en licence d’agronomie, très gentil. Et il y a les ravageurs : Alexandre, la 30aine, en master d’enthomologie appliquée, qui va travailler sur les ravageurs du jatropha, un drole de personnage, et Anatole, 36 ans en licence, qui va travailler avec lui, il vient de Cové (la ville ou on habite sur le terrain) et a une grande partie de sa famille la bas, donc on compte sur lui pour apprendre à mieux connaître les environs.
La première semaine s’est bien passé, même si c’est beaucoup plus dure de se mettre à travailler quand on est 6 dans la maison que quand on était 2 (il y a toujours du bruit, qqn qui regarde la télé, ou 2 qui discutent, pas possible de s’isoler au calme…) Et bien sur il y a toujours quelques détails qui surprennent, qui nous rappellent qu’on n'a pas grandit dans la même culture :
- La religion
Comme beaucoup de gens ici ce sont de fervents catholiques. Ca me fait toujours bizarre de voire des jeunes de mon age aussi pratiquants, surtout quand on pense que la religion catholique n’est arrivée que récemment dans le pays est n’est pas du tout la religion traditionnelle du pays. Donc ça donne quelques discussions intéressantes à table le soir autour de l’existence de Dieu, de son rôle dans notre vie de tous les jours… etc Grosse surprise aussi quand un soir, vers minuit je les trouve tous les 4 dans la cuisine installés autour de la table, un chapelet dans les mains en train de réciter des notre père et je vous salue marie chacun leur tour pendant ½ h. De même quand avant de sortir boire une bière un soir, je les voit vérifier qu’ils ont bien pensé à emmener leur petit crucifix.

Paradoxalement, ils sont assez libérés et parlent, par exemple de sexe sans taboos. Je ne peux pas m’empêcher de faire une comparaison avec l’Amérique du sud où les gens étaient très pratiquant mais aussi très conservateurs sur le sujet des relations hommes-femmes (un peu hypocritement d’ailleurs). Par contre bien sur pour une femme à presque 24 ans il serait grand temps que je me marie et /ou pense à avoir des enfants !

Ils ont le contact très facile : physiquement, on te prend la main quand on te parle, ou on te met la main sur l’épaule, ou sur les cheveux, beaucoup plus que ce qu’on à l’habitude de faire (surtout les femmes). Même oralement, on s’appelle mon / ma chéri(e) entre amis très facilement.Et après une semaine passée ensemble, quand Andréa est rentrée à Cotonou samedi, elle nous a appelés 3 fois à la maison dans la journée demandant à parler à chacun de nous (aparemment stéphane et moi avons été les seuls à trouver ça bizarre

Par contre quand on sort en groupe, je dois laisser le guidon de la moto, pour un homme se faire conduire par une femme, c’est encore inconcevable… En parlant de moto cela me rapelle une autre anecdote amusante : petit problème sur la moto d’alexandre vendredi midi alors qu’on rentrait ensemble avec andréa et anatole, donc il faut la réparer avant de rentrer : ON a attendu à 3 avec lui pendant 3 h que la moto soit réparée. Ca me dérangeait pas vraiment d’attendre mais ca me paraisait un peu une perte de temps de rester à 3 mais pour Andréa c’était une évidence, on n’allait pas les abandonner, quand même !!

Sinon, le travail de terrain continue, avec traductrice cette fois, mais ca n'a pas simplifié mon travail autant que je l'escomptait, au contraire, c'est assez dur de voire andréa discuter longtemps et rigoler avec les producteurs et n'avoir droit qu'à une version résumée de 2 minutes. J'envie leur complicité et j'aimerais pouvoir échanger et partager plus avec les paysans.

Heureusement, l'arrivée des stagiaires a accéléré mes progrès en fon. Je peux saluer les gens, me présenter, dire des banalités, ce que je fais, etc... Les gens apprécient besucoup le fait qu'on les salue dans leur langue, ca les fait rire mais ils sont très contents, ça brise la glace et permet de ne pas être vue uniquement comme une yovo de plus qui vient les emmerder avec ses questions!!

samedi 2 mai 2009

Concert à Bohicon !

Hier soir avec le 1er mai, il y avait un concert à Bohicon. J’ai bien sur sauté sur l’occasion pour aller découvrir un peu la musique béninoise, l’ambiance de ce type de manifestations et peut etre rencontrer des gens. Le concert devait commencer à 21h. Heureusement, commme j’y allais avec un ami béninois, on est allé manger en chemin et on n'est arrivé qu’à 22h. Bien sur ça n’avait pas encore commencé, il y avait très peu de gens arrivés etc… On a donc pu s’installer tranquillement, discuter, commencer à s’impatienter… et ainsi jusqu’à 23h30. A 23h30, Oh miracle, un peu d’animation… mais non ce n’est pas le concert qui commence, c’est qqn qui vient parler et raconter des histoires drole (en fon bien sur, hiostoire ques les 3 pauvres yovos qui étaient là n’y comprennenet rien, c’est plus drole !!) 1ère blague : c’est normal que le concert n’ait pas encore commencé, on est au Bénin, c’est l’heure béninoise (c’est marrant ce truc, pour les agro, à grignon, on parlait du quart d’heure grignonais, quand j’etais en equateur, il y avait effectivement l’heure équatorienne, cette petite heure de retard qui éxaspère, et ici il ne s’agit de rien de moins que 3h30 ! Bref, la blague m’a quand m^me fait rire quand on me l’a traduite, elle a un peu fait moins rire théo (l’ami béninois) excédé par toutes ces petites choses qui vont pas dans son propre pays.
Allez pour le plaisir je vous raconte une 2ème blague : 3 béninois qui n’ont pas été à l’école et ne parlent pas français. Mais à force d’entendre parler français, ils ont chacune un mot ou expression français qu’ils aiment bien répéter: pour l’un c’est : Ah oui. Pour l’autre c’est : c’est ça ! et le 3ème c’est : l’argent ! Bref, ils vont passer un we à cotonou, et sur le trajet il y a un accident de la route, 2 yovos qui sont renversés, et ils s’arrêtent pour voire. Les amis yovos arrivent et les interpèlent en francais : c’est vous qui avez fait ca ? et le 1er de répondre : Ah OUI, oui oui. Mais pourquoi ? Et le 2ème : l’argent, l’argent. Vous savez que vous allez devoire aller en prison ? C’est ça, c’est ça !! Voila… Tranche d’humour béninois… et en attendant, il est minuit et le concert n’a toujours pas commencé !!! Ah enfin, ça s’anime qqn arrive au micro, c’est celui qui va animer la soirée. Il s’excuse du retard, annonce le début du concert et apelle à monter sur scène l’orchestre qui doit intervenir en 1er. Il l’apelle une fois, 2 fois, 3 fois… rien ne se passe personne n’arrive… Ca discutaille sur scène, on ne sait pas ce qui se passe. Bon en atendant l’orchestre, il décide d’appeler le pasteur qui va bénir la soirée… Il l’apelle une fois… 2 fois 3 fois… Rien ! Pas de pasteur non plus… Re discussion animée sur scène. Ah on nous dit que le pasteur bénit la soirée à distance d’où qu’il soit !! Retour à l’orchestre… Ah on nous informe que l’orchestre est parti se restaurer… Bon on apelle alors l’adjoint au maire à monter sur scène pour le remercier… Et devinez… oui, vous avez gagné : on l’apelle 1 fois 2 fois 3 fois mais lui non plus n’est pas là (aparemment arrivé depui 21H, il s’est impatienté !)… Bref…. Ah attention ça s’anime, des gens montent sur scène… le concert va-t-il commencer ? Oui il est minuit Et demi et le concert commence… Ah non, problème électrique, tout vient de sauter, on se retrouve dans le noir et sans musique… Pas découragés on attend… 10 min et l’électricité revient…. Pour 5 minutes seulement ! Ici s’arrête mon expérience, dsl je pourrais pas vous raconter la fin de la soirée. J’ai entendu sur le chemin du retour que la musique reprenait mais pour combien de temps ? Bon voila j’ai trouvé cette expérience du plus haut comique, on se serait cru à Vidéo gag ! Enfin, un peu décu de pas avoir vu le concert mais j’ai l’impression de m’être bien imprégné de la culture du pays !!! Par contre Théo était super énervé… Pas facile de faire découvrir son pays au yovo et leur montrer sa culture etc quand des choses comme ça se passent, décourageant même !

A part ça, j’avais RDV vendredi à Cotonou avec des profs de l’université avec lesquels j’ai discuté de mon travail. Ce qui m’a permi aussi de rencontrer les 4 stagiaires béninois qui vont travailler et habiter avec nous à Covè. Il y a Andréa, ma binome, en licence professionnelle d’économie agricole. Elle est marié et a un bébé de 17 mois (j’ai pas réussit à évaluer son âge, mais elle à l’air plus jeune que moi). Elle a l’air très gentille. Il y a Noêl, le binome de Stéphane, qui va travailler avec lui sur la sélection variétale du jatropha. Très gentil lui aussi, même si un peu timide et un peu stressé. Alexandre, qui va travailler sur les ravageurs, et qui a mal commencé en m’apelant « la dame » pendant le ¼ d’heure ou on a discuté de la maison et de notre future cohabitation : il était inquiet de savoir le confort de la maison, oui il n’y a que 4 lit pour 6, comment on va faire ? on sait pas, on verra (je lui ait pas dit que les plans d’olivier, notre maitre de stage, c’etait qu’avaec 4 garçons et 2 filles, il y aurait 2 couples qui se formeraient, évitant d’avoir à acheter + de lits !!!) bref et enfin anatole, qui est originaire de Covè, la ville où on habite sur le terrain, et donc sur qui on compte pour nous faire connaître les endroits ou sortir à Covè (si tant est que de tels endroits existent !!!) Donc tout ce monde là arrive lundi, et on a hate de les avoir, non seulement pour avoir des traducteurs sur le terrain, mais aussi pour échanger, partager avec des béninois !

A part ca mon travail avance doucement. J’ai eut la semaine dernière un touriste avec moi sur le terrain, un ami de mon maitre de stage en vacance ici, qui trouvait ca plus fun d’aller dans la campagne poser des questions aux paysans que de suivre les circuits touristiques classiques, on a pas mal discuté, c’était très sympa.
Ma connaissance du Bénin aussi. Le we dernier à cotonou, j’ai visité le marché à poissons : enfin une partie seulement : en tant que femme on peut aller là où les poissons sont nettoyés, cnservés, vidés, vendus, mais là où ils sont débarqués ça nous est interdit !! J’ai aussi été à la fondation Zinsou, un musée qui abrite une collection d’objets d’art africain, du bénin mais aussi niger, nigeria, mali, togo, ghana, cameoun, burkina… Puis petit tout au Centre de l’artisanat… Beaucoup de choses à voire et à acheter. Les prix annoncés 8000 peuvent descendre à 1000 qaund on refuse d’acheter (je cherchais m^me pas à les faire baisser, j’avais juste pas envie d’acheter quoi que ce soit) enfin dans ce cadre difficile de savoir ce que valent vraiment les choses ; On trouve de tout : bijoux, masques sculptures, tableaux, pagnes, jeux…
Deuxième jour, visite de Porto Novo, capitale administrative et 2ème ville du pays. Plus calme et agrébale que cotonou, moins pollué, avec des quartiers anciens très bien conservés, des batiments colonaix, de nombreuses mosquées, et l’ancien palais royal de Porto Novo.
Ce WE, repos !!