jeudi 23 avril 2009

Ballade dans les collines

Allez, le we dernier je suis partie me ballade dans les collines. C’est une région à un 100aine de km de Bohicon, où se trouvent justement des collines. Au pied des collines, on trouve des villages qui ont été pendant une longue période de l’histoire situés au sommet pour se protéger d’éventuelles invasions au temps où les rois d’Abomey menaient des guerres pour étendre leur territoire et capturer des esclaves. Bref, les collines culminent à quelques 400 m à ce qu’on m’a dit… Oui ça fait pas haut, mais n’empêche qu’avec la platitude relative du paysage autour, ces collines pierreuses se démarquent, et une fois qu’on est au sommet, on y a vraiment une vue splendide sur la campagne environnante, les champs, les baobabs, manguiers et anacardiers, les autres collines aux formes diverses, les villages au pied… Et le calme y est impressionnant.
N’empêche qu’il y a des problèmes de déboisement excéssifs, de sous développement, d’environnement comme partout ailleurs. Et pour cela le CPN est là !!! Le CPN (Comprendre et Protéger la Nature) est une organisation créée par les gens du village il y a une 10aine d’année pour protéger et valoriser l’environnement particulier dans lequel ils habitent. Trois types d’actions menées : l’écotourisme : organisation de randonnées dans les collines, et dans les villages et la campagne environnante, création d’un gite et d’un restaurant pour accuillir les touristes… (c’est comme ca que j’ai fait ma rando et mangé dimanche !)
2ème type d’action : sensibilisation à la cause environmentale, dans les ecoles mais aussi les adultes, pour stopper le déboisement, le braconnage. 3ème action : développement du village : installation de latrines, moulins etc…

mardi 14 avril 2009

Les bohiconais à moto...



Petit jeu pour ceux qui n'ont rien de mieux à faire: A vous d'identifier: Le/a collègue stagiaire, Le/a respo projet jatropha, Théo... Plus de jeux si j'arrive a talacharger plus de photo!!

WE a Cotonou

Ce we, un peu de tourisme, pour changer je suis partie a Cotonou la capitale. J'ai été à la plage: Les vagues sont tres tres violentes, ce qui fait que tres peu de béninois se baignent. Moi même je suis pas resté très longtemps dans l'eau, apres s'etre fait projeter viloemment dans le sable une ou deux fois, on se lasse! Par contre la plage etait completement envahie Dimanche et lundi apres midi par des cotonois venus passer les fetes de Paques en famille sur la plage avec le pique nique, un peu de musique etc... c'etait noir de monde, vraiment impressionant. D'autant plus que le lundi matin il pleuvait... n'écoutant que mon courage j'ai quand meme été me promener pour voire la mer sous la pluie... et la bien sur c'etait désert (à part un garçon qui courrait sous le sable et à eut pitié de moi la yovo, toute mouillée sur la plage et m'a payé un café)... contraste interessant a qq heures d'intervalle.
Sinon, j'en ai aussi profité pour visiter le marché Tokpa, un immense marché ou on peut trouver tout ce qu'il est possible et imaginable de vouloir trouver, des fringues aux herbes et epices, des casseroles aux sacs a dos, du maquillage à l'electromenager...
Enfin, une journée à Ouidah, ancien port d'embarquement des esclaves... Interessant, émouvant: Difficile de rester de marbre quand on nous raconte que c'est ici qu'etaient stockés les esclaves avant d'etre embarqués par bateau attachés par le cou à des chaines, qu'il en mourrait près de la moitié par traversée, que certains preferaient se jeter a l'eau ou avaler leur langue plutot que subir ce sort. La route des esclaves séparant ouidah, la ville où avait lieu le marché aux escalves et ou etaient les forts francais et portugais où ils etaient stockés de la plage où ils etaient embarqués est marquée par plusieurs etapes, dont l'arbre de l'oubli dont les esclaves devaient faire le tour 8 fois afin d'oublier leur vie antèreieure d'hommes libres; elle finit sur la porte du non retour, monument commémoratif construit en 1992. J'ai aussi visité une foret sacrée, sacrée car s'y trouve un arbre dans lequel s'est réincarné l'ancien roi de Ouidah, Avec de nombreuses sculptures représentant les fétiches vaudous. Et j'ai pu discuter avec le guide du culte vaudou. Les initiés peuvent pénétrer dans les couvents et asssiter les adeptes dans le culte du vaudou. Pour etre initier, il suffit de payer un certain nombre de tributs au vaudoun (ca peut etre 2 moutons, 10 poulets, 3 sacs de mais... par exemple. Puis on passe 2 jours au couvent au cours desqueles on est formé a je ne sait quelles pratiques et on nous enseigne les mots de passe et codes pour entrer dans les temples. et voila, n'importe qui (meme moi) peut etre initié s'il le desire. Les adeptes sont en quelque sorte les pretres vaudou.
Demain retour sur le terrain: Malheuresemnt la saison des pluies semble bien commencer, ca va compliquer l'apprentissage de la moto, et les enquetes car tous vont etre en train de semer.

samedi 11 avril 2009

Ditillation du vin de palme

Le terrain, 1ères impressions

Après deux semaines de terrain, tout va bien

J’ai survécu à la moto (malgré une chute à cause d’un démarrage en cote foireux dans le sable), au sodabi (alcool fait avec du vin de palme distillé, à raison d’un petit coup à la fin de chaque entretient, on finit la journée bien échauffé !), a la chaleur (je trouvais qu’il faisait chaud dans mon bureau à faire de la biblio, mais sur la moto j’ai bien cramé !).
Je commence à être une vraie béninoise : je bois 1,5 L de sucrerie (comprendre un soda) mini mum par jour. Je sais saluer les gens en fon, et j’ai pris les tics de langage francais du coin : Bonne arrivée, bonne assise, Est-ce que tu as fait un peu ? Tu es la ? etc… Je ne suis plus choquée de voire les femmes seins nus dans les villages. Je suis devenue experte pour faire semblant de boire l’eau qu’on me présente sans en boire réellement. J’ai mangé des choses etranges a base de farine de manioc et de mais…

La plupart des villages ont des maisons en terre cuite et toit de chaume, c’est assez pittoresque. Les animeaux (cabris, moutons, poules, cochons) se balladent librement dans le village et les maisons. Les villages ou je fais mes enquetes sont eloignés de 15 à 40 km de la route avec un acces par des pistes plus ou moin carossables ce qui fait qu’actuellement je met 1h30 à aller dasn les + eloignés, masi cela rique d’etre plus dur en saison des pluies (qui commencent tout juste, avec un bel orage hier soir, et de la bruine ce matin, j’ai eut froid pour la 1ère fois depuis mon arrivée ici.) ca rique d’etre + difficile de se rendre dans les villages. La plupart n’ont aucun forage ou puits et boivent l’eau stagnante. Quelques villages n’ont pas d’ecole et dans ce cas les parents ne peuvent pas envoyer + d’un enfant par famille a l’ecole dans d’autres villages. Les soins vétérinaires coutent trop cher, et les animeaux meurent des qu’une maladie se declenche. On cultivait le coton comme culture de rente, masi il y a eut de problèmes de gestion de la filère, et les producteurs n’étaien tplus payés et ont arretes de le produire.

Sinon, j’habite dans ma maison sur le terrain, avec Stéphane, collègue stagiaire de l’ENITA de clermond ferrand. J’apprécie la compagnie car la maison est un peu isolée, et meme si je me suis fait plein d’amis depuis que je suis ici, (j’ai trouvé ou faire de photocopies à l’oeuil, et j’ai du commencer a refuser de donner mon numéro de tel pour ne pas etre harecelée !) bref, c’est toujours un peu superficiel quand les gens te parlent 3 minutes et veulent etre ton ami !

Le we dernier, on a fete le départ de marion, une volontaire qui travaillait ici depuis 2 ans. Visite d’un temple vaudoun en forme de caméléon qui coute de millions au milieu d’un village ou on a à peine l’électricité et l’eau courante… Etrange ! Mais les cérémonies traditionnelles sont très importante ici. Là où il n’ey a pas d’argent pour envoyer un enfant à l’ecole ou au médecin, il y en aura pour des cérémonies, funérailles etc… Barbecue franco béninois. Discussion intéressante avec des béninois sur ce genre de pratique qui explique pourquoi leur pays va mal… très intéressant. La croyance en des forces occultes, les revenants etc est très forte. Même chez les citadins, et ceux qui font des études etc… tout le monde a été témoin dans sa vie de manifestations de ces forces, c’est passionnant de les entendre parler de cette part de leur culture.