lundi 30 mars 2009

Histoire et traditions du bénin

Histoire et traditions du Bénin

J’ai profité du we pour me culturer un peu sur Abomey.
Petit résumé. Mon lieu de stage se trouve pres de la ville d’Abomey, ex capitale du royaume d’Abomey, ayant été un des royaumes les plus puissants d’Afrique de l’ouest. Il a été fondé fin du XVIè siècle, par le peuple Adja originaire du Togo : A la suite d’un problème d’accession au trone entre deux freres, l’un est envoyé a allada (ouest du bénin) pour y construire son propre royaume. Ce problème se renouvelle quelques générations + tard, et aboutit a l’émergence d’une nouvelle lignée à Abomey, puis à nouveau, ce qui sera à l’origine du royaume de Porto Novo. En ce qui concerne le royaume d’Abomey (ou Dan Home), lors de son arrivée, le frère éxilé demande des terres à un chef du voisinage du nom de Dan qui commence par lui en donner un peu puis comme il demande toujours plus, refuse et lui tend un piège. Houessou le tue et construit sa maison sur la tombe de Dan en plantant un pieu dans son ventre. Dan Home signifie en fon : dans le ventre de Dan. Les peuple du sud (de langue fon) ont ainsi bcp marqué l’histoire du Bénin. Les peuples du nord ont une autre origine (Nigeria).
Les européens débarquent et établissent des comptoirs sur les cotes béninoises des la fin du XVIè. Des la fin du XVIIè se développe le commerce des esclaves. Pour tirer profit de ce commerce, le roi du Dan Home entre en guerre contre les peuples de la cote pour etendre son territoire jusque là bas et commence a commercer avec les européens au port de Ouidah. Parmi les rois ayant marqué l’histoire d’Abomey, le roi Ghezo (1818-52) est celebre pour ses guerres, et son armée de guerrières appelées les amazones, mais aussi pour avoir developpé l’agriculture, et notamment le palmier à huile dont le commerce avec les européens va progressivement remplacer celui des esclaves, et les cultures vivrières tel le manioc pour eviter les familles. Petit fils de Ghezo, Gbéhanzin est celui qui luttera farouchement (mais sans succes) contre l’invasion européenne. Voila, le Dan home devient collonie francaise de 1894 à 1956.
Donc pour en revenir a ma visite du we, il s’agissait des palais royaux des rois Ghezo et Glélé. Enfin plutot un de leurs palais car chaque roi avait deux palais, un privé et un publique. Ces palais sont assez différents de ce qu’on pourrait appeler un palais chez nous. Construction en terre cuite, rouge, avec une cour extérieure ou attendait les visiteurs avant d’être recus par le roi (parfois des jours et des jours). Un élément intéressant est les bas reliefs qui recouvrent les murs des cours intérieurs. Il s’agir de sculpture creusées dans les murs et peintes et représentant des scènes de l’histoire. (desolée, photos interdites). Anecdotes croustillante : le roi glélé qui avait dit-on 4000 femmes, gardées par des eunuques. A sa mort, 200 se portèrent volontaires pour l’accompagner dans la tombe et ainsi prouver leur fidélité, 40 furent sélectionnées pour le suivre.
Ma deuxième visite était le site archéologique, un endroit découvert il y près de 10 ans suite à un affaissement de terrain lors de la construction d’une route, qui a révélé l’existence de villages sous terrain. Ils étaient utilisés pour se cacher et faire la guerre mais aussi conserver l’eau.
Petit point religion : la religion traditionnelle est le vaudou. Le vaudou esprit, présent dans toute chose, quand on veut obtenir qq chose il faut aller lui demander dans des hotels construits a cet effet en lui promettant qqc en echange, qu’on viendra lui apporte si on obtient ce qu’on demande (3 moutons 2 kg de maïs…) Il existe des temples pour vénérer dans lesquels on ne peut penetrer si on est impur (si on a qqc a se repprocher, …) sous peine qu’un maheur nous arrive.
Troisième visite du we : j’ai été invitée à assister à des funérailles : ce sont des évènement très gais, où toute la famille élargie est réunie, avec beaucoup de musique, ou le gens chantent rient, mangent beaucoup et boivent. On doit aller saluer les differents membres de la famille proche et tous servent de nouveau un verre d’eau, puis à manger et à boire.
Sinon j'ai commeé le terrai sur ma moto, ya du manioc, du mais, du riz, des palmiers a huile, des anacardier (noix de cajou) des orangers, des arachides, du coton.

mardi 24 mars 2009

Mon w-e en images

Forêt marécageuse de Sukupa


Artisanat au maquis chez Monique, à Abomey


Marché de Bohicon

jeudi 19 mars 2009

Bénin : 1ères impressions

Les couleurs : Terres rouge (couleur rouille) vraiment de tres belles couleurs, surtout que la saison des pluies étant un peu en avance, la végétation est très verte ca fait un contraste sympa. Couleurs vives des habits.

Le bruit : a Cotonou, la circulation n’arrete jamais, meme en plein milieu de la nuit, c’est un bruit continuel et assez isnsuportable.

La chaleur : intenable, enfin c’est assez épuisant, surtout qu’avec l’arrivée de la saison humide, c’est lourd et humide, on est toujours tout collant, poisse !

Les gens : plutôt agréables et accueillant. Beaucoup de coopérants, volontaires et compagnie, c’est assez étrange, je m’attendais pas à ça.

Animaux : Y’a des margouillas partout (c’est des gros lezard) des poulets, et chèvres aussi. J’ai croisé deux troupeaux de vaches ( c(est les races a bosses, super belles) j’ai aps encore rencontré de moustiques 

Langue : Ca fait bizarre d’entendre et lire le francais dans un cadre aussi differnd de la France. Je commence le fon

Nourriture : Pas evident de s’habituer a manger avec la main. J’ai gouté l’agoutil (du rat, quoi !), l’igname pillée, la pate de mais… bizarre !


Divers : coupures d’electricité fréquentes

Arrivée à Cotonou

Et oui pour ne pas faillir a ma réputation, j’ai eut une arrivée à Cotonou un peu mouvementée : avion qui a du retard (je commence à avoir l’habitude). Et personne pour m’accueillir a l’arrivée, alors qu’il etait convenu que Kemi (une des filles du GERES, ancienne de l’agro) viendrait me chercher ! Petit moment de panique : moi toute seule a l’aéroport de cotonou pour ma première nuit en Afrique… Heuresement, l’aéroport ne manquait aps de bonnes volontés pour s’occuper de moi ! Avec mon air perdu et panique, j’ai vite ameuté tous les chauffeurs de taxi, zem (mototaxis) et loueurs de téléphones du coin. J’ai finit par me laisser convaincre par l’un d’eux de m’emmener à l’hotel (en me faisant probablement bien arnquer au passage sur le prix de la course). J’ai même eut du mal a me débarasser du chauiffeur de taxi une fois arrivée à l’hotel, il etait très bavard, m’a payé une bière (enfin finalement vu ce que je l’avais payé, il pouvait bien faire ca !!!) et m’a donné un 1er court de fon (la langue d’une des ethnies de cotonou qui est égalemnt celle qui sera parlé dans ma zone d’étude).
Bref, apres une nuit a l’hotel, j’ai appelé la fille qui devait vebir me chercher, elles croyait que j’arrivait aevc un autre vol et m’avait attednu 3 h a l’aeroport plus tot dans la journée.
Sinon j’ai commencé le travail depuis mardi, pour l’instant c’est toujours biblio, pas encore de traducetur, ni de moyen de transport ni de maison sur le terrain.

mercredi 4 mars 2009

Nouvelle année, nouveau stage, nouveau voyage...

C'est avec un blog relooké que je reviens, pour de nouvelles avantures! Finie la césure, mais après six mois de cours à Paris dans la spé développement agricole, me voilà de nouveau sur le départ, pour mon stage de fin d'étude. Et après l'Amérique j'ai décidé de partir à la découverte de l'Afrique. Je pars donc le 15 mars pour le Bénin, petit pays d'Afrique de l'ouest, situé dans le golfe de Guinée, entre le Togo et le Nigéria. J'y resterai jusqu'au 1er septembre.

L'objet de mon stage? la réalisation d'un diagnostic agroéconomique d'une petite région agricole. C'est quoi ça? Alors, plus concrêtement, je vais commencer par faire de la lecture de paysage: on observe bien ce qu'on voit autour de soi et on note: c'est plat, c'est accidenté y'a des arbres, des prairies des cultures, c'est sec, humide, y' ade installation sde draqinges, d'irrigation, c'est densément peuplé, l'habitat est dispersé... etc et avec tous ces indices on découpe notre région en zones plus homogènes. Ensuite, on va parler aux vieux, et on leur pose des questions pour savoir comment a évolué l'agriculture au cours des 50 dernières années, comment c'etait avant, comment c'est devenu comme ça, pourquoi... Pour comprendre comment s'est formé le paysage qu'on voit actuellement et identifier les grands types de systèmes de production agricole de la zone. Enfin, on va faire des enqêtes auprès dces griculteurs pour comprendre le fonctionnement technique et économique de chaque système de production, pour comprendre ce qu'ils font, pourquoi ils le font etc... Quel intérêt? Alors, à partir de ce diagnostic on doit pouvoir identifier les grands types d'agricuture de la région, leurs principaux problèmes, faiblesses, limites... et trouver des idées pour améliorer leur situation... Donc c'est un très bon préalable à la mise ne place de projets de développement agicole.

Mon stage va se dérouler plus précisément dans le centre sud du Bénin (département du zou). Petit aperçu sur le Bénin: 112 000 km2, 7,5 millions d'habitants, capitale: Porto Novo, mais plus grand ville: Cotonou. Un climat tropical chaud et humide, avec des pluies de mars à juillet. Un relief plutot plat (point culminant à 600m). Coté population, on parle français dans les villes (une des langues officilles suite à la collonisation) et des dialectes dans les campagnes variant selon les ethnies (surtout le fon), 37% d'alphabétisation, espérance de vie autour de 58 ans, 5 enfants par famille en moyenne. Dans ma zone de travail, les cultures principales sont le maïs, le mil, le niébé, le palmier à huile, et un peu l'arachide. Avant il y avait du coton mais la filière est en crise.

J'effectue mon stage avec le GERES (Groupement Energies Renouvellebles Environnement et Solidarités), une ONG française. Elle est présente au Bénin (et dans d'autres pays) avec un projet de développement de filières cpourtes d'agrocarburants (c'est à dire la production d'agrocarbuants non pas pour la vente mais pour un usage local des paysans pour réaliser des transformation agroalimentaires à l'échelle du village par exemple). La production d'agrocarburants se ferait grace au jatropha. Il s'agit d'un arbuste produisant de petites graines oléaginueses, dont la particularité est qu'il peut pousser sur des sols secs et arides et ne concurencerait donc pas les cultures vivrières (j'emploie le conditionnel car c'est justement une des choses qu'il va me falloir vérifier). Bref, donc ils veulent un diagnostic de la zone du projet justemnt pour fair eun état des leiux de la situation actuelle des paysans et évaluer quelles pourraient être les conséquences de leur projet, si cela va bien répondre aux problèmes, à quelles condition cela peut-il fonctionner etc...

Voilà, c'est tou pour aujourd'hui, je vais retourner à ma biblio (et oui un stage comme ça, ça se prépare, je suis plongée depuis quelques jours dans nun tas de livres et rapports sur le Bénin et les agrocarburants)
Je vous laisse avec quelques cartes!
Voici le Bénin en Afrique

En gris clair le département de Zou, avec la commune de Zagnanago près de laquelle je serais.
Pour mémoire, une petite image qui était l'emblême de mon blog pendant out mon séjour en Amérique... Aujourd'hui il est tremps de tourner la page!