mercredi 2 septembre 2009

Retour au bercail

et oui après 5,5 mois au Bénin, me voilà de retour au pays... Choses les + marquantes en arrivant: paris, c'est gris! (et ca rime en +) non en vrai, ca surprend de voire le peu de couleurs dans la ville, dans les habits des gens etc... ensuite les parisiens sont stressés et stressants.. bizarre de voire les gens courrir partout!!! et pour finir on vit vraiment dans une société de consommmation j'avais oublié toutes ces affiches, toutes ces pubs, toutes ces boutiques, et toutes ces fashion victims dans la rue!!! et aussi paris coute cher (dépensé en un jour ici presque ce que je depense en un mois du benin)
sinon pour pas couper à la tradition mon avion a eut du retard et a perdu mes bagages! a part ca tout va bien!

mardi 25 août 2009

La Béninoise

Fete de fin de stage

Allez, un dernier petit message sur ce blog avant mon départ. désolée de ne pas avoir donné de nouvelles pendant si longtemps, j'ai été un peu débordée par les évènements (stage qui ne se passait pas comme je voulais, rapport qui n'avançait pas, pas de visites particulières à raconter, prises de têtes avec les autres stagiaires, que du bonheur...)
DOnc me voilà à moins d'une semaine de la fin (je rentre mardi prochain). Je voudrais juste partager quelques derniers souvenirs avec vous. Le we passé, on a fait une petite fête avec les autres stagiaires pour feter la fin de nos stages et mon départ. Donc ma conception d'une fête c'est d'inviter ses amis, les personnes qu'on aprécie, pour pouvoir discuter, éventuellement danser, s'amuser autour d'un verre. Ici c'est différent. Dans une fete il faut montrer qu'on sait bien recevoir, qu'on est quelqu'un... donc beaucoup de cuisine à préparer (on a acheté et préparé un porc (vivant) 4 poulets... c'est pas moi qui ait tué ni préparé, je précise) accompagné de plantains, haricots, riz... Tout ce qu'il faut pour nourrir 50 invités (plus des relations de travail que des amis finalement). et que fait-on pendant la fête? on sert les invités. Que font les invités? Ils mangent boivent, discutent avec leurs voisins de gauche et droite (pas + loin car la musique est trop forte) puis s'en vont après avoir fait la photo souvenir avec les blancs! donc pas de discussions, pas d'échange, pas de ... tous les trucs qui font le plaisir d'une fête à mon sens... Mais aparemment d'après les béninois, c'était une belle fête. Heureusement pour nous il y a la fête après la fête, càd que après le départ de tous les invités, on a enfin pu manger nous m^me les mets qu'on avait préparé, boire et danser...
Bon sinon, à la veillle de partir, petit quid des choses qui vont me manquer: les couleurs des pagnes, de la terre rouge... Les salutations des gens qu'on croise dans la rue (on se salue toujours, meme un étranger, la discussion est engagée bcp + facilement et rapidement qu'en france...

dimanche 5 juillet 2009

Anniversaire béninois

En résumé, une journée qui avait mal commencée... Je devais aller sur le terrain rencontrer des producteurs, mais a 11H du soir la veille, je reçois un message annulant ce programme! J'ai été me coucher frustrée alors que je voulais attendre minuit!
Le lendemain donc mon programme de terrain annulé, je suis restée à la maison pour avancer dans l'analyse de mes données... travail ennuyeux et fastidieux qui m'énerve!!! Mauvais programme pour un anniversaire. Je suis aussi allée payer notre facture d'eau et électricité, anormalement élevée a cause de fuites... qui a achevé de me ruiner! Ensuite, je suis allée en ville à la recherche de viande de boeufs pour feter dignement cette journée... Impossible d'en trouver!
Bon, devant tout ça j'ai décidé qu'il était inutile espérer tirer qqc de bon de cette journée, j'ai abandonné, et suis allée manger et boire une bière avec 2 collègues stagiaires qui rentraient de leur matinée de terrain. Ca commençait à prendre un meilleur tour. Puis en rentrant, je décide d'aller visiter une source qui se trouve tout près de notre maison, un endroit très joli avec de grands arbres, où coule de l'eau claire et ou vont se baigner les gens des environs. je me suis baignée dans l'eau fraiche... On m'a ensuite chassée car j'étais dans le marigot des hommes (celui des femmes était juste un peu + loin).
Puis en rentrant, j'ai passé 2 heures à cuisiner mon repas d'anniversaire: soupe à l'oignon, coq au vin, et pain perdu aux pommes... Malheuresement, tout cela n'était pas du tout au gout de mes collègues béninois, pas très aventureux en matière culinaire. heureusement, Stéphane a apprécié! Puis Séance cadeau, on m'a offert un très beau tissu pour me faire tailler un vetement et une sculpture en bois. Donc ca a mieux finit que ca a commencé, m^me si le manque de succès de ma cuisine a faillit m'énerver!
En tout cas merci à tous ceux qui ont pensé à moi en ce jour, par mail, sur mon blog, sur facebook ... ca me touche bcp!

Moi avec mes tresses...


dimanche 28 juin 2009

Béninoiseries

Merci à tous mes admirateurs qui ont apprécié ma bomba sur les photos (nom du costume tradi). J'ai complété la panoplie ce we en me faisant tresser les cheveux, j'ai pas encore de preuves à l'appui mais je mets des photos le we prochain promis juré!

Béninoiseries, c'est aussi le nom qu'on donne à tout un tas de petites manies des béninois. Aujourd'hui j'ai envie de parler d'un de ces travers: l'infidélité!!! Bon d'accord, l'infidélité n'est surement pas une spécificité béninoise, mais ici pour les hommes c'est quelque chose de communément partagé et accepté, de normal, pas de quoi s'en cacher.
Ce n'est bien sur pas la m^me chose pour les femmes. Qu'on voit un homme tourner un peu trop autour d'une femme mariée et on ira aussitot avertir son mari. Qu'elle se révèle infidèle et elle sera reniée, chassée... Normal, quoi!
Gros coup de gueule

Mais bon, le béninois se plaint de la femme béninoise: elle revendique l'égalité quand ca l'arrange, mais est toujours d'accord que quand un homme veut sortir avec une femme, il doit tout lui payer: l'inviter a diner, a sortir danser, lui payer des pagnes, des bijoux... bref ca coute tres cher d'avoir une copine ou une femme... l'homme doit attendre de gagner de l'argent pour avoir une femme d'ou son envie de se rattraper plus tard!

lundi 22 juin 2009

Visa, suite et non fin, et autres péripéties de la semaine.

Et oui, pas encore sortie de l’auberge avec cette histoire de visa ! Après avoir récupéré les 2 documents qui me manquaient la semaine passée : convention de stage que j’ai photocopiée, et attestation de résidence, pour laquelle j’ai passé près d’une heure (et dépensé 500F CFA) à la mairie en allant de bureau en bureau pour avoir telle signature, tel timbre et tel tampon (heureusement assistée du frère du maire sinon ça aurait probablement été 1 journée entière et 1000F !) J’ai donc confié ces papiers à qqn qui me les a déposés à Cotonou, mais vlà-ty-pas que c’etait pas une attestation de residence qu’il me fallait mais un certificat d’hébergement, et que l’attestation de résidence n’etait que la 1ère étape, papier dont j’avais besoin pour aller faire le certificat d’hébergement… Document que je vais essayer d’obtenir la semaine prochaine, Donc affaire à suivre.

Sinon ce we, visite chez le vieux Déguénon, un vieil instituteur aveugle de la commune où je fais mon stage, qui connaît tout plein d’histoires sur l’histoire de la région, du monde, sur lui-m^me. Il nous a raconté, entre autres, comment après s’être disputés lors de la construction de la tour de Babel, les hommes se sont séparés et ont quittés l’Egypte et se sont réfugiés dans la forêt sombre, où ils étaient protégés du soleil (ce sont les blancs) et d’autres sont partis vers le sud vers des zones chaudes et arides, et le soleil a noirci leur peau… Il aime aussi beaucoup raconter sa propre histoire, comme par exemple comment il a fait le séminaire mais on ne l’a pas laissé devenir prêtre à cause de certaines questions impertinentes qu’il posait aux prêtre français du séminaire, comme par exemple pourquoi devaient-ils étudier en français et ne pouvaient-il pas le faire en Fongbé (la langue laocale) puisque les anglais étudient bien les sciences en anglais et non en français, et les allemenands en allemand, etc…
Ou comment bien que fervent catholique, il est devenu polygame (car sa 1ère femme ne pouvait pas concevoir au début de leur mariage) et a finit par avoir 18 enfants (il a actuellement 21 petit enfants mais ce n’est que le début), ou comment il a fait sortir lui-m^me un de ses enfants du ventre de sa mère.

Bref, très intéressant de discuter avec le vieux m^me si une fois lancé on n’arrive plus à l’arrêter. Il a décidé que je devais devenir africaine et avoir 6 enfants !!!

On a aussi été visiter un village de pêcheurs, au bord du fleuve Ouémé, village dans lequel je me suis baladée pendant une heure avec 10 enfants agrippés à chaque main, qui manquaient de me faire tomber ou de m’arracher un doigt à chaque pas.

Sinon, coté stage, le travail avance doucement. Cette semaine, j’ai un peu plus axé mes entretiens sur le thème du foncier, sujet sur lequel Andréa, ma binome va axer son rapport. Dans le sud de ma zone, toutes les terres sont appropriées, utilisées, celui qui veut s’installer devra attendre que qqn se décide à vendre de la terre (ce qui n’arrive que si un grave problème survient dans la famille et nécessite de l’argent pour être résolu). La terre se vend autour de 100 000 F CFA / ha.
Dans le nord de la zone il existe de grandes superficies non utilisées. Pour s’y installer, il suffit d’aller demander aux 1ers arrivants du village (la 1ère personne à avoir découvert ces terres ou à s’y être installée, ou ses descendants). En général, le demandeur vient la voire avec une bouteille de soda, un paquet de cigarettes (qq cadeaux).

dimanche 14 juin 2009

Panne de moto, visa expirés, et autres petits tracs de la vie quotidienne…

Oui j’ai la malédiction des bureaux d’immigration ! Quoi que je fasse, ca se passe tjrs mal ! En Equateur, j’avais du payer une amende à cause d’un léger retard pour me faire enregistrer dans leur registres, ici j’ai droit à un aller-retour à Cotonou et une journée à pleurer dans leurs bureaux : mais pourquoi s’il faut une attestation d’hébergement et une attestation de stage personne ne me l’a-t-il dit quand je me suis renseignée pour savoir les documents nécessaires ? tout ça pour rien et avoir le droit de revenir la semaine prochaine ! Enfin pas totalemnt pour rien, j’ai profité d’etre a cotonou pour un retour à la civilisation : manger une glace, acheter le courrier international, voire la mer, sortir boire un verre dans un endroit un peu animé…Ca fait du bien !
J’en ai aussi profité pour faire une peu de tourisme : centre Shonghai, une sorte de ferme intégrée ou on produit tout depuis les cultures vivrière : maïs, riz, aux légumes et condiments, en passant par l’élevage de porcs, agoutil (espece de rat qui se mange), poulets de chair, poules pondeuses… et la pisciculture, sans oublier la production de biogaz avec les fientes des animaux pour avoir l’énergie pour faire marcher les machines qui servent à la transfo et cuisson de tous ces aliments. Qui seront ensuite consommés sur place et vendus ! Un model d’agriculture intégrée qui a été reproduit dans plusieurs pays voisins, et qui sert aussi de centre de formation pour des élèves qui resortent avec un diplôme d'entrepreneur agricole, après 2,5 ans de cours et stages. En bonus hotel, cybercafé et centre de formation bureautique et internet ! Bref visite asez intéressante !
2ème attrait du we : Ganvié ou la Venise de l’Afrique. Un ensemble de villages construit sur l’eau dans le lac situé entre Cotonou et Porto Novo. Toutes les maisons sont sur pilotis, les rues sont des canaux, on ne se déplace qu’en pirogue… vraiment dépaysant ! J’ai du trop marchander et me suis retrouvée à faire la visite en pagayant moi m^me pour faire avancer la pirogue, un peu fatigant, mais instructif, et comme on m’a dit 2 fois la semaine dernière que j’avais grossi, ca ne fait pas de mal de faire du sport ! En tout cas, la vision de toutes ces boutiques sur l’eau vendant de tout et rien (carte de reacharge pour portbale, pièce de rechange pour pirogues…) était assez cocasse. Très chouette aussi : le marché avec toutes les vendeuses avec des pirogues pleines de fruits et légumes, de maïs et autres graines, de bidons d’eau…
Sinon, 2 grosses pannes de moto la semaine dernière : une chambre à air qui éclate et un piston mort… je me suis retrouvée à pousser la moto dans une montée… elle est lourde, la moto! Heureusement on est venu à mon secours… et c’était justement qqn avec qui j’avais eut un petit accrochage dans le travail et avec qui j’ai du mal à m’entendre… l’ironie de la vie !!!

dimanche 7 juin 2009

lundi 1 juin 2009

Culture et traditions béninoise

Ce week-end j’ai été consulter le fa. Le fa est le pretre vaudoun, qu’on peut aller voire pour lui poser des questions sur un sujet qui nous préocupe. La seule règle est qu’il doit s’agir d’une question à laquelles on peut répondre par oui ou par non. On doit prononcer la question, pas nécessairement à voix haute, puis le prêtre, à l’aide de graines et de colliers de coquillage qu’il lance sur le sol en murmurant des incantations, lit la réponse. (la réponse à ta question est oui ou est non) puis l’étoffe avec quelques commentaires (par exemple : tu devras être persévérant pour que tes projets aboutissent) ou un commentaire sur ta personnalité ou ta famille (vous etes 3 enfants et tu es la benjamine. Ou : tu as tendance à être négligente et cela te porte préjudice) Puis il illustre ses propos par un compte, dont la morale rejoins ou complête la réponse et les commentaires précédents. Les prêtres doivent étudier assez longtemps pour être capable de faire ses prédictions. Il existe 256 combinaisons possibles lors du lancer des graines et coquillages correspondant à 256 contes différends.

La semaine dernière, nous sommes allés avec nos co-stagiaires béninois à une veillée de prière réalisée par un prêtre exorciste dans un des villages ou nous travaillons! Il s’agissait d’un évènement très important pour les gens du coin mais aussi d’ailleurs : pour l’occasion, des gens du Burkina, du Nigeria, du Togo etc étaient présents. Cela se déroulait de 23 h à 4h. La première partie de soirée consistait en une messe normale (ou presque !). Il y avait alternance de moments de prières, en fon, assez longs et répétitifs, et de phases de chants, ou chacun se mettait debout et dansait en tapant dans ses mains (la danse permet de repousser les démons). La 2ème partie consistait à faire venir des sorciers et les délivrer de leur sorcellerie. Les soi-disant sorciers qui ont été amenés étaient un homme, 2 vieilles femmes, et 5 enfants, de moins de 12 ans (qui avaient l’air parfaietement normaux et inoffensifs.) Je n’ai pas très bien compris le procédé pour leur extraire la sorcellerie, mais tout ce que j’ai vu c’est que le pretre leur a posé des questions à chacun tour à tour (et parfois, l’assemblée riait à leurs réponses), puis il leur a fait manger une poudre, boire un liquide (je ne sais pas quoi), réciter des prières, chanter, puis il a serré chacun d’eux dans ses bras et déclaré à l’assemblée qu’ils étaient débarassés de leur sorcellerie, sur quoi les chants ont repris de plus belle. Je n’ai pas vraiment été convaincue par le processus mais c’était quand même intéressant d’y assister.

dimanche 24 mai 2009



SAFARI

Ce we, safari au parc national de la Pendjari. Comme c’était l’ascenssion on a profité du férié pour prendre un we de quatre jours, ce qui nous a permis d’aller dans le nord du pays. Après 6 heures de bus et 2 heures de taxi brousse (à 20 dans une voiture faite pour transporter 8 personnes… c’était assez folklorique : 4 à l’avant, 8 dans la rangée de siège du milieu, 4 à l’arrière, 2 dans le coffre, 2 accrochés à l’arrière de la voiture dehors !! Sans compter les multiples bagages de chacun : la mobylette en panne qu’on a monté sur le toit, les bassines de mangues achetées en chemin… etc

Arrivés à Tanguieta, il nous fallait retrouver Cécile et Ben et Juliette (amis de l’agro en stage au Burkina). En effet le parc étant situé à la frontière entre les 2 pays, on avait décidé de le visiter ensemble… On a faillit pas y arriver ! Pas facile de communiquer quand on est dans 2 pays différents, d’autant plus quand il s’agit de pays où les réseaux de téléphonies ne sont pas encore très performants. On s’est donc retrouvé à Tanguieta à l’heure convenue sans y trouver cecile et ben, et sans arriver à les joindre. On a finit par comprendre qu’ils nous attendaient dans un village à 45 minute de route d’où on était, on a donc cherché un taxi pour y aller. Après quelques difficultées on a fini par trouver mais l’orage est arrivé juste à temps pour nous empêcher d’y aller (c’était un taxi moto !) On s’est finalment tous retrouvés à Tanguieta. La ville se trouve au pied de la chaine de l’Atacora. Petite chaine de montagne où se trouve le point culminant du Bénin à quelques 600 m d’altitudes ! Rien de très impressionnant, soit, mais en comparaison avec la platitude générale du pays, ca rompt bien la monotonie du paysage. Le sud étant plus sec, la végétation aussi est assez différente, plus rase, moin abondante et luxuriante que dans le sud. L’habitat des gens aussi est différent : on trouve des cases rondes, assez pittoresques, que l’on ne trouve pas dans le sud.

Le lendemain matin, départ pour Batia et les cascades de Tanagou. La cascade en elle-même n’est pas très impressionnante pour qui à l’habitude des cascades des Alpes et des Pyrénnées, mais le cadre calme, vert, la fraicheur de l’eau, la possibilité de plonger du haut de la cascade et de se baigner… font de ce lieu un endroit assez paradisiaque.

On est ensuite entré dans le parc en début d’après-midi, après avoir recruté un guide pour nous accompagner (la visite du parc ne peut se faire qu’en 4/4 et accompagnés d’un guide, Cecile et Ben avaient loué un 4/4 avec chauffeur depuis Ouaga pour faire la route jusqu’au Bénin et la visite du parc). Le parc a été créé en 1961. Avant le territoire du parc était occupé par des populations, qui ont été expulsées des lieux en conséquence. Aujourd’hui il y a dans le parc 3 zones différentes : la zone d’occupation controlée, où les hommes peuvent cultiver les terres et emmener paitre les animaux, la zone cynégétique ou zone de chasse, où les chasseurs peuvent aller chasser les animaux. Il y a un quota d’animaux qui peuvent être tués tous les ans : 6 lions par exemple, et il faut payer une certaine somme selon l’animal tué (500 000 FCFA/ lion ) mais pour le cas du lion , les quotas ne sont pas atteint car l’animal est très dur à tuer. Puis vient la zone de réserve complète réservée à l’observation des animaux. On ne peut pas les chasser, et pour les observer on ne peut le faire que depuis la piste dans le 4/4 pour ne pas les déranger !

Bref, on a pu observer donc un certain nombre d’animaux : On a entraperçu des éléphants de loin le premier jour. Puis le 2ème jour tout un troupeau, à quelques mètres de nous, dont une mère avec son petit qui a essayé de nous intimider pour nous faire fuir !
On a aussi vu toutes sortes d’antilopes dont je ne me rappelle plus les noms : certaines tachetées de blancs, d’autres ressemblant à des biches, d’autre encore à mi-chemin entre l’antilope et le cheval… C’est le type d’animal le + représenté sur le parc, on en a tellement vu qu’à la fin on était blasé !
On a aussi vu des phacochères (Pumba dans le roi lion ! A voire comme ca se promener dans la savane la queue en l’air, se mettre a genoux pour brouter, etc, l’animal est aussi drole que le personnage de dessin animé !)
Des singes aussi, surtout des babouins, dont il parait qu’ils peuvent être très agressifs s’ils sont en groupe et se sentent menacés. (même le lion les craint et les laissent tranquille quand ils sont en groupe). Mais aussi quelques autres types de singes.
Enfin des oiseaux : marabouts, rolliers, martins pêcheurs et chasseurs, de toutes les couleurs : bleus, rouges etc…
Et, au niveau des points d’eau, des hipopotames, et des crocodiles, dont on en voyait bien souvent que les oreilles dépasser ! Mais les mares étaient aussi l’endroit idéal pour observer tous les autres animaux qui s’en approchent pour s’abbreuver.
Malheuresement on a pas vu de lion, mais bon, il y en a que 150 sur toutes la superficie du parc, donc pas si évident de tomber dessus, ce sera pour la procahine fois !

Sinon, ce we a été l’occasion de faire la touriste : dormir dans des hotels où ils servent pain frais et café au petit déj, manger des spaguettis, de la viande, du couscous, goutter la brakina (bière burkinabèse !) etc !!

dimanche 10 mai 2009

Séance Photo

Choc culturel.

Ca y est nos 4 collocataires et co stagaires béninois sont arrivés ! Pour faire le tour des présentations, il y a Andréa, qui va travailler avec moi sur le diagnostic agraire. Elle a 25 ans, est en licence d’agronomie, a un petit bébé, sait très bien cuisiner toutes les spécialités du Bénin, et a tendance à jouer le role de maman dans notre collocation. Il y a Noël, qui travaille avec Stéphane sur la sélection variétale du jatropha, 22 ans en licence d’agronomie, très gentil. Et il y a les ravageurs : Alexandre, la 30aine, en master d’enthomologie appliquée, qui va travailler sur les ravageurs du jatropha, un drole de personnage, et Anatole, 36 ans en licence, qui va travailler avec lui, il vient de Cové (la ville ou on habite sur le terrain) et a une grande partie de sa famille la bas, donc on compte sur lui pour apprendre à mieux connaître les environs.
La première semaine s’est bien passé, même si c’est beaucoup plus dure de se mettre à travailler quand on est 6 dans la maison que quand on était 2 (il y a toujours du bruit, qqn qui regarde la télé, ou 2 qui discutent, pas possible de s’isoler au calme…) Et bien sur il y a toujours quelques détails qui surprennent, qui nous rappellent qu’on n'a pas grandit dans la même culture :
- La religion
Comme beaucoup de gens ici ce sont de fervents catholiques. Ca me fait toujours bizarre de voire des jeunes de mon age aussi pratiquants, surtout quand on pense que la religion catholique n’est arrivée que récemment dans le pays est n’est pas du tout la religion traditionnelle du pays. Donc ça donne quelques discussions intéressantes à table le soir autour de l’existence de Dieu, de son rôle dans notre vie de tous les jours… etc Grosse surprise aussi quand un soir, vers minuit je les trouve tous les 4 dans la cuisine installés autour de la table, un chapelet dans les mains en train de réciter des notre père et je vous salue marie chacun leur tour pendant ½ h. De même quand avant de sortir boire une bière un soir, je les voit vérifier qu’ils ont bien pensé à emmener leur petit crucifix.

Paradoxalement, ils sont assez libérés et parlent, par exemple de sexe sans taboos. Je ne peux pas m’empêcher de faire une comparaison avec l’Amérique du sud où les gens étaient très pratiquant mais aussi très conservateurs sur le sujet des relations hommes-femmes (un peu hypocritement d’ailleurs). Par contre bien sur pour une femme à presque 24 ans il serait grand temps que je me marie et /ou pense à avoir des enfants !

Ils ont le contact très facile : physiquement, on te prend la main quand on te parle, ou on te met la main sur l’épaule, ou sur les cheveux, beaucoup plus que ce qu’on à l’habitude de faire (surtout les femmes). Même oralement, on s’appelle mon / ma chéri(e) entre amis très facilement.Et après une semaine passée ensemble, quand Andréa est rentrée à Cotonou samedi, elle nous a appelés 3 fois à la maison dans la journée demandant à parler à chacun de nous (aparemment stéphane et moi avons été les seuls à trouver ça bizarre

Par contre quand on sort en groupe, je dois laisser le guidon de la moto, pour un homme se faire conduire par une femme, c’est encore inconcevable… En parlant de moto cela me rapelle une autre anecdote amusante : petit problème sur la moto d’alexandre vendredi midi alors qu’on rentrait ensemble avec andréa et anatole, donc il faut la réparer avant de rentrer : ON a attendu à 3 avec lui pendant 3 h que la moto soit réparée. Ca me dérangeait pas vraiment d’attendre mais ca me paraisait un peu une perte de temps de rester à 3 mais pour Andréa c’était une évidence, on n’allait pas les abandonner, quand même !!

Sinon, le travail de terrain continue, avec traductrice cette fois, mais ca n'a pas simplifié mon travail autant que je l'escomptait, au contraire, c'est assez dur de voire andréa discuter longtemps et rigoler avec les producteurs et n'avoir droit qu'à une version résumée de 2 minutes. J'envie leur complicité et j'aimerais pouvoir échanger et partager plus avec les paysans.

Heureusement, l'arrivée des stagiaires a accéléré mes progrès en fon. Je peux saluer les gens, me présenter, dire des banalités, ce que je fais, etc... Les gens apprécient besucoup le fait qu'on les salue dans leur langue, ca les fait rire mais ils sont très contents, ça brise la glace et permet de ne pas être vue uniquement comme une yovo de plus qui vient les emmerder avec ses questions!!

samedi 2 mai 2009

Concert à Bohicon !

Hier soir avec le 1er mai, il y avait un concert à Bohicon. J’ai bien sur sauté sur l’occasion pour aller découvrir un peu la musique béninoise, l’ambiance de ce type de manifestations et peut etre rencontrer des gens. Le concert devait commencer à 21h. Heureusement, commme j’y allais avec un ami béninois, on est allé manger en chemin et on n'est arrivé qu’à 22h. Bien sur ça n’avait pas encore commencé, il y avait très peu de gens arrivés etc… On a donc pu s’installer tranquillement, discuter, commencer à s’impatienter… et ainsi jusqu’à 23h30. A 23h30, Oh miracle, un peu d’animation… mais non ce n’est pas le concert qui commence, c’est qqn qui vient parler et raconter des histoires drole (en fon bien sur, hiostoire ques les 3 pauvres yovos qui étaient là n’y comprennenet rien, c’est plus drole !!) 1ère blague : c’est normal que le concert n’ait pas encore commencé, on est au Bénin, c’est l’heure béninoise (c’est marrant ce truc, pour les agro, à grignon, on parlait du quart d’heure grignonais, quand j’etais en equateur, il y avait effectivement l’heure équatorienne, cette petite heure de retard qui éxaspère, et ici il ne s’agit de rien de moins que 3h30 ! Bref, la blague m’a quand m^me fait rire quand on me l’a traduite, elle a un peu fait moins rire théo (l’ami béninois) excédé par toutes ces petites choses qui vont pas dans son propre pays.
Allez pour le plaisir je vous raconte une 2ème blague : 3 béninois qui n’ont pas été à l’école et ne parlent pas français. Mais à force d’entendre parler français, ils ont chacune un mot ou expression français qu’ils aiment bien répéter: pour l’un c’est : Ah oui. Pour l’autre c’est : c’est ça ! et le 3ème c’est : l’argent ! Bref, ils vont passer un we à cotonou, et sur le trajet il y a un accident de la route, 2 yovos qui sont renversés, et ils s’arrêtent pour voire. Les amis yovos arrivent et les interpèlent en francais : c’est vous qui avez fait ca ? et le 1er de répondre : Ah OUI, oui oui. Mais pourquoi ? Et le 2ème : l’argent, l’argent. Vous savez que vous allez devoire aller en prison ? C’est ça, c’est ça !! Voila… Tranche d’humour béninois… et en attendant, il est minuit et le concert n’a toujours pas commencé !!! Ah enfin, ça s’anime qqn arrive au micro, c’est celui qui va animer la soirée. Il s’excuse du retard, annonce le début du concert et apelle à monter sur scène l’orchestre qui doit intervenir en 1er. Il l’apelle une fois, 2 fois, 3 fois… rien ne se passe personne n’arrive… Ca discutaille sur scène, on ne sait pas ce qui se passe. Bon en atendant l’orchestre, il décide d’appeler le pasteur qui va bénir la soirée… Il l’apelle une fois… 2 fois 3 fois… Rien ! Pas de pasteur non plus… Re discussion animée sur scène. Ah on nous dit que le pasteur bénit la soirée à distance d’où qu’il soit !! Retour à l’orchestre… Ah on nous informe que l’orchestre est parti se restaurer… Bon on apelle alors l’adjoint au maire à monter sur scène pour le remercier… Et devinez… oui, vous avez gagné : on l’apelle 1 fois 2 fois 3 fois mais lui non plus n’est pas là (aparemment arrivé depui 21H, il s’est impatienté !)… Bref…. Ah attention ça s’anime, des gens montent sur scène… le concert va-t-il commencer ? Oui il est minuit Et demi et le concert commence… Ah non, problème électrique, tout vient de sauter, on se retrouve dans le noir et sans musique… Pas découragés on attend… 10 min et l’électricité revient…. Pour 5 minutes seulement ! Ici s’arrête mon expérience, dsl je pourrais pas vous raconter la fin de la soirée. J’ai entendu sur le chemin du retour que la musique reprenait mais pour combien de temps ? Bon voila j’ai trouvé cette expérience du plus haut comique, on se serait cru à Vidéo gag ! Enfin, un peu décu de pas avoir vu le concert mais j’ai l’impression de m’être bien imprégné de la culture du pays !!! Par contre Théo était super énervé… Pas facile de faire découvrir son pays au yovo et leur montrer sa culture etc quand des choses comme ça se passent, décourageant même !

A part ça, j’avais RDV vendredi à Cotonou avec des profs de l’université avec lesquels j’ai discuté de mon travail. Ce qui m’a permi aussi de rencontrer les 4 stagiaires béninois qui vont travailler et habiter avec nous à Covè. Il y a Andréa, ma binome, en licence professionnelle d’économie agricole. Elle est marié et a un bébé de 17 mois (j’ai pas réussit à évaluer son âge, mais elle à l’air plus jeune que moi). Elle a l’air très gentille. Il y a Noêl, le binome de Stéphane, qui va travailler avec lui sur la sélection variétale du jatropha. Très gentil lui aussi, même si un peu timide et un peu stressé. Alexandre, qui va travailler sur les ravageurs, et qui a mal commencé en m’apelant « la dame » pendant le ¼ d’heure ou on a discuté de la maison et de notre future cohabitation : il était inquiet de savoir le confort de la maison, oui il n’y a que 4 lit pour 6, comment on va faire ? on sait pas, on verra (je lui ait pas dit que les plans d’olivier, notre maitre de stage, c’etait qu’avaec 4 garçons et 2 filles, il y aurait 2 couples qui se formeraient, évitant d’avoir à acheter + de lits !!!) bref et enfin anatole, qui est originaire de Covè, la ville où on habite sur le terrain, et donc sur qui on compte pour nous faire connaître les endroits ou sortir à Covè (si tant est que de tels endroits existent !!!) Donc tout ce monde là arrive lundi, et on a hate de les avoir, non seulement pour avoir des traducteurs sur le terrain, mais aussi pour échanger, partager avec des béninois !

A part ca mon travail avance doucement. J’ai eut la semaine dernière un touriste avec moi sur le terrain, un ami de mon maitre de stage en vacance ici, qui trouvait ca plus fun d’aller dans la campagne poser des questions aux paysans que de suivre les circuits touristiques classiques, on a pas mal discuté, c’était très sympa.
Ma connaissance du Bénin aussi. Le we dernier à cotonou, j’ai visité le marché à poissons : enfin une partie seulement : en tant que femme on peut aller là où les poissons sont nettoyés, cnservés, vidés, vendus, mais là où ils sont débarqués ça nous est interdit !! J’ai aussi été à la fondation Zinsou, un musée qui abrite une collection d’objets d’art africain, du bénin mais aussi niger, nigeria, mali, togo, ghana, cameoun, burkina… Puis petit tout au Centre de l’artisanat… Beaucoup de choses à voire et à acheter. Les prix annoncés 8000 peuvent descendre à 1000 qaund on refuse d’acheter (je cherchais m^me pas à les faire baisser, j’avais juste pas envie d’acheter quoi que ce soit) enfin dans ce cadre difficile de savoir ce que valent vraiment les choses ; On trouve de tout : bijoux, masques sculptures, tableaux, pagnes, jeux…
Deuxième jour, visite de Porto Novo, capitale administrative et 2ème ville du pays. Plus calme et agrébale que cotonou, moins pollué, avec des quartiers anciens très bien conservés, des batiments colonaix, de nombreuses mosquées, et l’ancien palais royal de Porto Novo.
Ce WE, repos !!

jeudi 23 avril 2009

Ballade dans les collines

Allez, le we dernier je suis partie me ballade dans les collines. C’est une région à un 100aine de km de Bohicon, où se trouvent justement des collines. Au pied des collines, on trouve des villages qui ont été pendant une longue période de l’histoire situés au sommet pour se protéger d’éventuelles invasions au temps où les rois d’Abomey menaient des guerres pour étendre leur territoire et capturer des esclaves. Bref, les collines culminent à quelques 400 m à ce qu’on m’a dit… Oui ça fait pas haut, mais n’empêche qu’avec la platitude relative du paysage autour, ces collines pierreuses se démarquent, et une fois qu’on est au sommet, on y a vraiment une vue splendide sur la campagne environnante, les champs, les baobabs, manguiers et anacardiers, les autres collines aux formes diverses, les villages au pied… Et le calme y est impressionnant.
N’empêche qu’il y a des problèmes de déboisement excéssifs, de sous développement, d’environnement comme partout ailleurs. Et pour cela le CPN est là !!! Le CPN (Comprendre et Protéger la Nature) est une organisation créée par les gens du village il y a une 10aine d’année pour protéger et valoriser l’environnement particulier dans lequel ils habitent. Trois types d’actions menées : l’écotourisme : organisation de randonnées dans les collines, et dans les villages et la campagne environnante, création d’un gite et d’un restaurant pour accuillir les touristes… (c’est comme ca que j’ai fait ma rando et mangé dimanche !)
2ème type d’action : sensibilisation à la cause environmentale, dans les ecoles mais aussi les adultes, pour stopper le déboisement, le braconnage. 3ème action : développement du village : installation de latrines, moulins etc…

mardi 14 avril 2009

Les bohiconais à moto...



Petit jeu pour ceux qui n'ont rien de mieux à faire: A vous d'identifier: Le/a collègue stagiaire, Le/a respo projet jatropha, Théo... Plus de jeux si j'arrive a talacharger plus de photo!!

WE a Cotonou

Ce we, un peu de tourisme, pour changer je suis partie a Cotonou la capitale. J'ai été à la plage: Les vagues sont tres tres violentes, ce qui fait que tres peu de béninois se baignent. Moi même je suis pas resté très longtemps dans l'eau, apres s'etre fait projeter viloemment dans le sable une ou deux fois, on se lasse! Par contre la plage etait completement envahie Dimanche et lundi apres midi par des cotonois venus passer les fetes de Paques en famille sur la plage avec le pique nique, un peu de musique etc... c'etait noir de monde, vraiment impressionant. D'autant plus que le lundi matin il pleuvait... n'écoutant que mon courage j'ai quand meme été me promener pour voire la mer sous la pluie... et la bien sur c'etait désert (à part un garçon qui courrait sous le sable et à eut pitié de moi la yovo, toute mouillée sur la plage et m'a payé un café)... contraste interessant a qq heures d'intervalle.
Sinon, j'en ai aussi profité pour visiter le marché Tokpa, un immense marché ou on peut trouver tout ce qu'il est possible et imaginable de vouloir trouver, des fringues aux herbes et epices, des casseroles aux sacs a dos, du maquillage à l'electromenager...
Enfin, une journée à Ouidah, ancien port d'embarquement des esclaves... Interessant, émouvant: Difficile de rester de marbre quand on nous raconte que c'est ici qu'etaient stockés les esclaves avant d'etre embarqués par bateau attachés par le cou à des chaines, qu'il en mourrait près de la moitié par traversée, que certains preferaient se jeter a l'eau ou avaler leur langue plutot que subir ce sort. La route des esclaves séparant ouidah, la ville où avait lieu le marché aux escalves et ou etaient les forts francais et portugais où ils etaient stockés de la plage où ils etaient embarqués est marquée par plusieurs etapes, dont l'arbre de l'oubli dont les esclaves devaient faire le tour 8 fois afin d'oublier leur vie antèreieure d'hommes libres; elle finit sur la porte du non retour, monument commémoratif construit en 1992. J'ai aussi visité une foret sacrée, sacrée car s'y trouve un arbre dans lequel s'est réincarné l'ancien roi de Ouidah, Avec de nombreuses sculptures représentant les fétiches vaudous. Et j'ai pu discuter avec le guide du culte vaudou. Les initiés peuvent pénétrer dans les couvents et asssiter les adeptes dans le culte du vaudou. Pour etre initier, il suffit de payer un certain nombre de tributs au vaudoun (ca peut etre 2 moutons, 10 poulets, 3 sacs de mais... par exemple. Puis on passe 2 jours au couvent au cours desqueles on est formé a je ne sait quelles pratiques et on nous enseigne les mots de passe et codes pour entrer dans les temples. et voila, n'importe qui (meme moi) peut etre initié s'il le desire. Les adeptes sont en quelque sorte les pretres vaudou.
Demain retour sur le terrain: Malheuresemnt la saison des pluies semble bien commencer, ca va compliquer l'apprentissage de la moto, et les enquetes car tous vont etre en train de semer.

samedi 11 avril 2009

Ditillation du vin de palme

Le terrain, 1ères impressions

Après deux semaines de terrain, tout va bien

J’ai survécu à la moto (malgré une chute à cause d’un démarrage en cote foireux dans le sable), au sodabi (alcool fait avec du vin de palme distillé, à raison d’un petit coup à la fin de chaque entretient, on finit la journée bien échauffé !), a la chaleur (je trouvais qu’il faisait chaud dans mon bureau à faire de la biblio, mais sur la moto j’ai bien cramé !).
Je commence à être une vraie béninoise : je bois 1,5 L de sucrerie (comprendre un soda) mini mum par jour. Je sais saluer les gens en fon, et j’ai pris les tics de langage francais du coin : Bonne arrivée, bonne assise, Est-ce que tu as fait un peu ? Tu es la ? etc… Je ne suis plus choquée de voire les femmes seins nus dans les villages. Je suis devenue experte pour faire semblant de boire l’eau qu’on me présente sans en boire réellement. J’ai mangé des choses etranges a base de farine de manioc et de mais…

La plupart des villages ont des maisons en terre cuite et toit de chaume, c’est assez pittoresque. Les animeaux (cabris, moutons, poules, cochons) se balladent librement dans le village et les maisons. Les villages ou je fais mes enquetes sont eloignés de 15 à 40 km de la route avec un acces par des pistes plus ou moin carossables ce qui fait qu’actuellement je met 1h30 à aller dasn les + eloignés, masi cela rique d’etre plus dur en saison des pluies (qui commencent tout juste, avec un bel orage hier soir, et de la bruine ce matin, j’ai eut froid pour la 1ère fois depuis mon arrivée ici.) ca rique d’etre + difficile de se rendre dans les villages. La plupart n’ont aucun forage ou puits et boivent l’eau stagnante. Quelques villages n’ont pas d’ecole et dans ce cas les parents ne peuvent pas envoyer + d’un enfant par famille a l’ecole dans d’autres villages. Les soins vétérinaires coutent trop cher, et les animeaux meurent des qu’une maladie se declenche. On cultivait le coton comme culture de rente, masi il y a eut de problèmes de gestion de la filère, et les producteurs n’étaien tplus payés et ont arretes de le produire.

Sinon, j’habite dans ma maison sur le terrain, avec Stéphane, collègue stagiaire de l’ENITA de clermond ferrand. J’apprécie la compagnie car la maison est un peu isolée, et meme si je me suis fait plein d’amis depuis que je suis ici, (j’ai trouvé ou faire de photocopies à l’oeuil, et j’ai du commencer a refuser de donner mon numéro de tel pour ne pas etre harecelée !) bref, c’est toujours un peu superficiel quand les gens te parlent 3 minutes et veulent etre ton ami !

Le we dernier, on a fete le départ de marion, une volontaire qui travaillait ici depuis 2 ans. Visite d’un temple vaudoun en forme de caméléon qui coute de millions au milieu d’un village ou on a à peine l’électricité et l’eau courante… Etrange ! Mais les cérémonies traditionnelles sont très importante ici. Là où il n’ey a pas d’argent pour envoyer un enfant à l’ecole ou au médecin, il y en aura pour des cérémonies, funérailles etc… Barbecue franco béninois. Discussion intéressante avec des béninois sur ce genre de pratique qui explique pourquoi leur pays va mal… très intéressant. La croyance en des forces occultes, les revenants etc est très forte. Même chez les citadins, et ceux qui font des études etc… tout le monde a été témoin dans sa vie de manifestations de ces forces, c’est passionnant de les entendre parler de cette part de leur culture.

lundi 30 mars 2009

Histoire et traditions du bénin

Histoire et traditions du Bénin

J’ai profité du we pour me culturer un peu sur Abomey.
Petit résumé. Mon lieu de stage se trouve pres de la ville d’Abomey, ex capitale du royaume d’Abomey, ayant été un des royaumes les plus puissants d’Afrique de l’ouest. Il a été fondé fin du XVIè siècle, par le peuple Adja originaire du Togo : A la suite d’un problème d’accession au trone entre deux freres, l’un est envoyé a allada (ouest du bénin) pour y construire son propre royaume. Ce problème se renouvelle quelques générations + tard, et aboutit a l’émergence d’une nouvelle lignée à Abomey, puis à nouveau, ce qui sera à l’origine du royaume de Porto Novo. En ce qui concerne le royaume d’Abomey (ou Dan Home), lors de son arrivée, le frère éxilé demande des terres à un chef du voisinage du nom de Dan qui commence par lui en donner un peu puis comme il demande toujours plus, refuse et lui tend un piège. Houessou le tue et construit sa maison sur la tombe de Dan en plantant un pieu dans son ventre. Dan Home signifie en fon : dans le ventre de Dan. Les peuple du sud (de langue fon) ont ainsi bcp marqué l’histoire du Bénin. Les peuples du nord ont une autre origine (Nigeria).
Les européens débarquent et établissent des comptoirs sur les cotes béninoises des la fin du XVIè. Des la fin du XVIIè se développe le commerce des esclaves. Pour tirer profit de ce commerce, le roi du Dan Home entre en guerre contre les peuples de la cote pour etendre son territoire jusque là bas et commence a commercer avec les européens au port de Ouidah. Parmi les rois ayant marqué l’histoire d’Abomey, le roi Ghezo (1818-52) est celebre pour ses guerres, et son armée de guerrières appelées les amazones, mais aussi pour avoir developpé l’agriculture, et notamment le palmier à huile dont le commerce avec les européens va progressivement remplacer celui des esclaves, et les cultures vivrières tel le manioc pour eviter les familles. Petit fils de Ghezo, Gbéhanzin est celui qui luttera farouchement (mais sans succes) contre l’invasion européenne. Voila, le Dan home devient collonie francaise de 1894 à 1956.
Donc pour en revenir a ma visite du we, il s’agissait des palais royaux des rois Ghezo et Glélé. Enfin plutot un de leurs palais car chaque roi avait deux palais, un privé et un publique. Ces palais sont assez différents de ce qu’on pourrait appeler un palais chez nous. Construction en terre cuite, rouge, avec une cour extérieure ou attendait les visiteurs avant d’être recus par le roi (parfois des jours et des jours). Un élément intéressant est les bas reliefs qui recouvrent les murs des cours intérieurs. Il s’agir de sculpture creusées dans les murs et peintes et représentant des scènes de l’histoire. (desolée, photos interdites). Anecdotes croustillante : le roi glélé qui avait dit-on 4000 femmes, gardées par des eunuques. A sa mort, 200 se portèrent volontaires pour l’accompagner dans la tombe et ainsi prouver leur fidélité, 40 furent sélectionnées pour le suivre.
Ma deuxième visite était le site archéologique, un endroit découvert il y près de 10 ans suite à un affaissement de terrain lors de la construction d’une route, qui a révélé l’existence de villages sous terrain. Ils étaient utilisés pour se cacher et faire la guerre mais aussi conserver l’eau.
Petit point religion : la religion traditionnelle est le vaudou. Le vaudou esprit, présent dans toute chose, quand on veut obtenir qq chose il faut aller lui demander dans des hotels construits a cet effet en lui promettant qqc en echange, qu’on viendra lui apporte si on obtient ce qu’on demande (3 moutons 2 kg de maïs…) Il existe des temples pour vénérer dans lesquels on ne peut penetrer si on est impur (si on a qqc a se repprocher, …) sous peine qu’un maheur nous arrive.
Troisième visite du we : j’ai été invitée à assister à des funérailles : ce sont des évènement très gais, où toute la famille élargie est réunie, avec beaucoup de musique, ou le gens chantent rient, mangent beaucoup et boivent. On doit aller saluer les differents membres de la famille proche et tous servent de nouveau un verre d’eau, puis à manger et à boire.
Sinon j'ai commeé le terrai sur ma moto, ya du manioc, du mais, du riz, des palmiers a huile, des anacardier (noix de cajou) des orangers, des arachides, du coton.

mardi 24 mars 2009

Mon w-e en images

Forêt marécageuse de Sukupa


Artisanat au maquis chez Monique, à Abomey


Marché de Bohicon

jeudi 19 mars 2009

Bénin : 1ères impressions

Les couleurs : Terres rouge (couleur rouille) vraiment de tres belles couleurs, surtout que la saison des pluies étant un peu en avance, la végétation est très verte ca fait un contraste sympa. Couleurs vives des habits.

Le bruit : a Cotonou, la circulation n’arrete jamais, meme en plein milieu de la nuit, c’est un bruit continuel et assez isnsuportable.

La chaleur : intenable, enfin c’est assez épuisant, surtout qu’avec l’arrivée de la saison humide, c’est lourd et humide, on est toujours tout collant, poisse !

Les gens : plutôt agréables et accueillant. Beaucoup de coopérants, volontaires et compagnie, c’est assez étrange, je m’attendais pas à ça.

Animaux : Y’a des margouillas partout (c’est des gros lezard) des poulets, et chèvres aussi. J’ai croisé deux troupeaux de vaches ( c(est les races a bosses, super belles) j’ai aps encore rencontré de moustiques 

Langue : Ca fait bizarre d’entendre et lire le francais dans un cadre aussi differnd de la France. Je commence le fon

Nourriture : Pas evident de s’habituer a manger avec la main. J’ai gouté l’agoutil (du rat, quoi !), l’igname pillée, la pate de mais… bizarre !


Divers : coupures d’electricité fréquentes

Arrivée à Cotonou

Et oui pour ne pas faillir a ma réputation, j’ai eut une arrivée à Cotonou un peu mouvementée : avion qui a du retard (je commence à avoir l’habitude). Et personne pour m’accueillir a l’arrivée, alors qu’il etait convenu que Kemi (une des filles du GERES, ancienne de l’agro) viendrait me chercher ! Petit moment de panique : moi toute seule a l’aéroport de cotonou pour ma première nuit en Afrique… Heuresement, l’aéroport ne manquait aps de bonnes volontés pour s’occuper de moi ! Avec mon air perdu et panique, j’ai vite ameuté tous les chauffeurs de taxi, zem (mototaxis) et loueurs de téléphones du coin. J’ai finit par me laisser convaincre par l’un d’eux de m’emmener à l’hotel (en me faisant probablement bien arnquer au passage sur le prix de la course). J’ai même eut du mal a me débarasser du chauiffeur de taxi une fois arrivée à l’hotel, il etait très bavard, m’a payé une bière (enfin finalement vu ce que je l’avais payé, il pouvait bien faire ca !!!) et m’a donné un 1er court de fon (la langue d’une des ethnies de cotonou qui est égalemnt celle qui sera parlé dans ma zone d’étude).
Bref, apres une nuit a l’hotel, j’ai appelé la fille qui devait vebir me chercher, elles croyait que j’arrivait aevc un autre vol et m’avait attednu 3 h a l’aeroport plus tot dans la journée.
Sinon j’ai commencé le travail depuis mardi, pour l’instant c’est toujours biblio, pas encore de traducetur, ni de moyen de transport ni de maison sur le terrain.

mercredi 4 mars 2009

Nouvelle année, nouveau stage, nouveau voyage...

C'est avec un blog relooké que je reviens, pour de nouvelles avantures! Finie la césure, mais après six mois de cours à Paris dans la spé développement agricole, me voilà de nouveau sur le départ, pour mon stage de fin d'étude. Et après l'Amérique j'ai décidé de partir à la découverte de l'Afrique. Je pars donc le 15 mars pour le Bénin, petit pays d'Afrique de l'ouest, situé dans le golfe de Guinée, entre le Togo et le Nigéria. J'y resterai jusqu'au 1er septembre.

L'objet de mon stage? la réalisation d'un diagnostic agroéconomique d'une petite région agricole. C'est quoi ça? Alors, plus concrêtement, je vais commencer par faire de la lecture de paysage: on observe bien ce qu'on voit autour de soi et on note: c'est plat, c'est accidenté y'a des arbres, des prairies des cultures, c'est sec, humide, y' ade installation sde draqinges, d'irrigation, c'est densément peuplé, l'habitat est dispersé... etc et avec tous ces indices on découpe notre région en zones plus homogènes. Ensuite, on va parler aux vieux, et on leur pose des questions pour savoir comment a évolué l'agriculture au cours des 50 dernières années, comment c'etait avant, comment c'est devenu comme ça, pourquoi... Pour comprendre comment s'est formé le paysage qu'on voit actuellement et identifier les grands types de systèmes de production agricole de la zone. Enfin, on va faire des enqêtes auprès dces griculteurs pour comprendre le fonctionnement technique et économique de chaque système de production, pour comprendre ce qu'ils font, pourquoi ils le font etc... Quel intérêt? Alors, à partir de ce diagnostic on doit pouvoir identifier les grands types d'agricuture de la région, leurs principaux problèmes, faiblesses, limites... et trouver des idées pour améliorer leur situation... Donc c'est un très bon préalable à la mise ne place de projets de développement agicole.

Mon stage va se dérouler plus précisément dans le centre sud du Bénin (département du zou). Petit aperçu sur le Bénin: 112 000 km2, 7,5 millions d'habitants, capitale: Porto Novo, mais plus grand ville: Cotonou. Un climat tropical chaud et humide, avec des pluies de mars à juillet. Un relief plutot plat (point culminant à 600m). Coté population, on parle français dans les villes (une des langues officilles suite à la collonisation) et des dialectes dans les campagnes variant selon les ethnies (surtout le fon), 37% d'alphabétisation, espérance de vie autour de 58 ans, 5 enfants par famille en moyenne. Dans ma zone de travail, les cultures principales sont le maïs, le mil, le niébé, le palmier à huile, et un peu l'arachide. Avant il y avait du coton mais la filière est en crise.

J'effectue mon stage avec le GERES (Groupement Energies Renouvellebles Environnement et Solidarités), une ONG française. Elle est présente au Bénin (et dans d'autres pays) avec un projet de développement de filières cpourtes d'agrocarburants (c'est à dire la production d'agrocarbuants non pas pour la vente mais pour un usage local des paysans pour réaliser des transformation agroalimentaires à l'échelle du village par exemple). La production d'agrocarburants se ferait grace au jatropha. Il s'agit d'un arbuste produisant de petites graines oléaginueses, dont la particularité est qu'il peut pousser sur des sols secs et arides et ne concurencerait donc pas les cultures vivrières (j'emploie le conditionnel car c'est justement une des choses qu'il va me falloir vérifier). Bref, donc ils veulent un diagnostic de la zone du projet justemnt pour fair eun état des leiux de la situation actuelle des paysans et évaluer quelles pourraient être les conséquences de leur projet, si cela va bien répondre aux problèmes, à quelles condition cela peut-il fonctionner etc...

Voilà, c'est tou pour aujourd'hui, je vais retourner à ma biblio (et oui un stage comme ça, ça se prépare, je suis plongée depuis quelques jours dans nun tas de livres et rapports sur le Bénin et les agrocarburants)
Je vous laisse avec quelques cartes!
Voici le Bénin en Afrique

En gris clair le département de Zou, avec la commune de Zagnanago près de laquelle je serais.
Pour mémoire, une petite image qui était l'emblême de mon blog pendant out mon séjour en Amérique... Aujourd'hui il est tremps de tourner la page!